Souvenir du bombardement de
Paris (i 870-1 871) PAR LES allemands, d'après les DOCUMENTS OFFICIELS. Placard avec encadrement, le recto seul est imprimé; imp. E. Blot. — C'est le tableau du bombardement de la ville de Paris précédé de quelques lignes extraites du Journal officiel.
Cette publication finit par cette phrase .signée L. G. , lin habitant de l'un des quartiers bombardés, phrase qui a bien son charme :
« Les Allemands, d'accord sans doute avec le Gouvernement de la Défense nationale, vinrent établir
ovlf: ~.^°"^e^ir du rationnement au-
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caïd dont Je recto seul est imprimé ; Lp E Bloî
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et il admiiisÏÏe ,^r "'P''^"'^^^^^'Se>é^
natinn. ^ Gouvernement de la Défense
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bonne volé déboisée r/'"'/"-^" '"/"^■^''' ""^ distribuer d'nn.f '• ' '' ''°^' ^"^ nous faisait
l'avocat Ferrv "" " -telligente et si pratique
Suit le Tableau de répartition des denrées.
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card; imp. Rigal. - Poésie, pa'j.-A Chn^f
398. — Spécimen authentique des in famés spéculations auxquelles a donne" lieu le siège de Paris. 1870-1871 pS
dont le recto seul est imprimé; imp. E. B bt 1^ Gouvernement de la Défense nationale animé de sentiments anti-républicains et, de plus/doué d une coupable incapacité administrative; a ekcouraJla SPECULATION en néaliaponf A^ ' ■ ^ .^"^ourage la tavpr H^c ^""^Sygeant de réquisitionner et de taxer, des le début du siège, toutes les denrées né!
— i66 — cessaires à l'alimentation de la population de
^n' s'est ensuivi des excès déplorables; les spéculateurs ligués ont caché leurs marchandises pour les vendre, en moment opportun, dans des proportions vraiment scandaleuses , comme on peut s'en convaincre par les chiffres éloquents qui sui-
""^Suit le Tarif véridique des denrées, signé L. G.
Il se termine par ce Nota bene signihcatii : Les gardes nationaux touchaient par jour I fr. 5o cent, de solde.
Ce petit placard a eu plusieurs éditions.
3qQ — Les Spéculateurs conjurés pour
RUINER LE PEUPLK DE PARIS, LIES AU PILORI. 25 FE- VRIER 1871. Placard dont le recto seul est imprime;
"s'àn^'d^'ou^, dit le signataire J.-D.-S., le Gouvernement de la Défense nationale, en négligeant d'étabhr une taxe sur toutes les denrées des k début du siège, a cru pouvoir compter sur 1 équité, sur la conscience et sur le patriotisme des commerçants. , . ., > ^
Les chiffres suivants prouvent comoien il s est trompé, et à quel degré l'infamie de certains industriels a pu s'élever.
Suit le tarif des denrées, tableau qui sera zm diplôme d'honneur pour les négociants ^^onnetes autant qu'il est une condamnation pour ceux qui ont déshonoré le commerce et la patrie.
Dans une édition illustrée - le dessin repiesente, attachés au pilori, un épicier, un boucher et un charbonnier, - M. J.-D.-S. se plaint que son
édition du 2 5 février ait donné lieu à de nombreuses contrefaçons.
J'ai entre les mains un placard intitulé : Les Spéculateurs ennemis de Paris et de la France, mis au pilori^ copié textuellement sur les précédents et qui, probablement, n'est qu'une des contrefaçons dont se plaint l'auteur des Spéculateurs conjurés.
400. — La Statue de Strasbourg. Placard ivec dessin cclorié, le recto seul est imprimé; imp. Grognet. — Au bas de la statue de Strasbourg, un médaillon représentant le général Uhrich ; sur les côtés^ trois couplets d'un chant patriotique si^né AB,-B.
Bientôt, bientôt, ville chérie
Vers toi nous volerons vainqueurs!
Hélas!
Aux armes, citoyens, Jurons tous en ce jour,
Jurons ! jurons !
De vous venger Brave Uhrick et Strasbourg.
Nous avons vu plus haut (n° 257) que nous pouvions en rabattre au moins la moitié.
401. — Strasbourg. 3 p. in-S; imp. A. Chaix. -— Poésie, par Léon Despierres, ouvrier imprimeur.
402. — Les Succès du jour. In-12; imp. V rt. — Choix de romances et chansonnettes
chantées dans tous les concerts de Paris et débitées sur la voie publique par petits cahiers.
MM. Sénéchal, A. Rémy, Thuillier, Pacra sont ceux qui alimentent le plus souvent ce recueil.
Les questions du jour y sont traitées légèrement. mais sous une forme assez vive; ainsi, dans la chanson intitulée le Plan de saint Trochu, Je lis :
Ton plan, très-illustre Rodin, N'était que le plan d'un gredin :
Il nous a conduits à la ruine, Au rationnement, à la famine.
Il nous livra, les poings lie's, Aux Prussiens, tes dignes allies.
Quant à la grosse question des loyers, l'auteur la vide sans grand effort d'imagination :
Quand les puissants s' batt'nt, qu'est-ce qui r'çoit les horions,
C'est toujours la classe ouvrière, Si on vous payait, mais alors nous serions
Doublement victim's de la guerre.
Bit il propose cet article unique :
Gonside'rant que les citoyens,
D' payer leurs termes n'en n'ont pas les moj-ens,
Chaqu' propriétaire peut s' fouiller,
Personn' ne payera son loyer.
4o3. — Suppression des loyers pendant le siège par l'assemblée nationale. 2 p. infol.; imp. Berthélemy. — Toute mesure qui ne supprimerait pas les loyers pendant le siège, purement et simplement, sans restrictions ni réserves serait aussi injuste qu'anti-sociale.
Nous avons tait le sacrifice de six mois de notre existence à la patrie, ce nest pas trop; mais les propriétaires n'en doivent pas moins faire le sacrifice de neut mois de leurs revenus; c'est encore moins.
Et l'auteur anonyme, devenant de plus en plus vil, dit aux commerçants : Le 3i Octobre vous avez pris les armes contre des répu'olicains plus sincères plus clairvoyants et plus intelligents que vous • que vos turpitudes présentes vous rappellent vos faiblesses passées et nous garantissent de vos fautes futures.
^Citoyens. c'est l'heure de liquider le passé et de régler notre avenir. Les propriétaires ne savent pas ce quils font! Ils remettent tout en question et ils préparent la solution de la question sociale' Mieux que les écrits et les discours de nos plus zèles socialistes, ils nous font toucher la plaie du doigt. C'est en nous condamnant, les malheureux qu'ils prononcent leur arrêt de mort. '
A la suite de ce factum, se trouve une note assez amusante que Je ne puis qu'indiquer :
Doit M. X'**, bonapartiste et propriétaire, au citoyen F..., son locataire, savoir :
Dommages-intérêts pour avoir voté oui au 8 Mai 1870, etc.; avoir ainsi mis en péril la part de souveraineté du demandeur, souveraineté qu'il ne peut estimer moins que le prix qui est coté à la direction des chemins de fer du Midi (2,100 fr traitement fixe annue]' ;
N'avoir fait aucun service et s'être tout le temps cache derrière ses persicnnes, etc., soit le capital du traitement du demandeur, à 5 p. 100. •> 100 ivul-
iipliépar2, multiplié par lo égal . . . 42,000 fr.
Frais de dépenses de la femme et des deux enfants du citoyen V. qui, prenant la défense au sérieux, les avait envoyés en province 1,000 fr.
Cinq plastrons de tôles d'acier jS îv.
Secours donnés par cet excellent locataire aux autres habitants de la maison, malheureux qui seraient morts de faim s'ils n'avaient eu que le propriétaire pour les secourir, etc. . . . 36ofr.
Témoignage du citoyen L. prouvant que V. lui a vendu 3 fr. seulement un boisseau et demi de pommes de terre alors qu'on n'en trouvait plus pour 10 fr 40 rr.
Achat d'un fusil de précision 220 lr=
En retranchant trois termes dus par le citoyen V^ sur son loyer qui est de 820 fr. par an, il reste dû net, par M. X... au citoyen V..., membre de l'Internationale : 43, 455 francs.
404 —Suppression des loyers pendant le siège par l'assemblée nationale. 6 mars 1871. 2 p. in-fol.; imp. Berthélemy. — Suivi d'une poésie intitulée : Après Sedan, par Charles More.
405. — Système de défense de la ville de Paris. 2 p. in-fol.; imp. Berthélemy.— C'est un projet présenté par M. Chauvier à MM. les membres qui composent le comité de la Défense nationale.
M. Adolphe Chauvier a présenté, en outre, un système d'approvisionnement de Pans.
— Tableau des bataillons de la
garde nationale de la Seine avec leur répartition PAR ARRONDISSEMENT. Placard doiit le recto seul est imprimé; imp. V^ Poitevin. — Il y avait en tout 260 bataillons : 10 pour le i"" arrondissement, 9 pour le 2', 10 pour le 3% 11 pour le 4% 10 pour le 5", 8 pour le 6% 7 pour le 7% 8 pour le 8% 12 pour le q'', 18 pour le io% 25 pour le 11% 10 pour le 12% 10 pour le i3% 8 pour le 14% 9 pour le i5%2pourle i6% 11 pour le 17% 21 pour le i8% 12 pour le 19", 17 pour le 20% 11 pour le 2 1 " et 15 pour le 22°.
407. — Tableaux républicains pouvant SERVIR A l'histoire DE NOTRE TEMPS. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Alcan-Lévy. — Ce premier tableau, rédigé par M. H. Not, est celui du petit plébiscite Trochu, Favre et C% aux 3,5,6 et 7 Novembre 1870. Il est présenté d'une façon
fort claire c'est tout ce que nous pouvons en
dire.