‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 107 sur 113 · Vengeance l| Des cgnpnslll · texte numérisé non relu

Vengeance l| Des cgnpnslll

3o OCTOBRE 1870. 4 p. in- 18; imp. Rouzeau. — : Ces stances, signées J. Poisle-Desgranges (voir les n'» 157, i58i 292 et 3i5), ont été publiées au protide ta souscription pour la fonte des canons.

Que le riche et le prolétaire Marchent de front si^r 1^ rempart j En avant ! . . . frères ! . . . sans cuirasse, Regardons les Prussiens en face !

Car j'ai l'espoir que nous vaincrons, Avec des canons !

Sans cuirasse I... si c'est pour la rime, c'est bien! Pour la raison, ce serait autre chose.

424. ^ La Vengeance de Versailles contre la Commune. 2 p. in-fol.; typ. Rouge.

— Le citoyen C. Defayet, signataire de la présente, prend une à une les calomnies répandues par le

gouvernement de Versailles contre la capitale, les réduit à néant et passe en revue triomphalement toutes les mesures prises par la Commune le premier mois de son installation.

Je ne voudrais pas faire de la peine au citoyen Defayet, mais ne va-t-il pas un peu loin, quand il affirme, dans son optimisme, que, depuis que le peuple de Paris se gouverne seul, les choses en sont venues à ce point qu'on peut, pour ainsi dire, dormir la clef sur la porte ?

^hl mais noni Et ajoutons, pour être juste, que ^sous n'importe quel gouvernement il ne faut jamais dormir la clef sur sa porte.

425. — Vengeons notre pays. 2 p. in-8; imp. Lahure. — Chant patriotique de 1870, poésie de M. Albert Levoisvenelle.

426.- — La Vérité. 2 p. in-4; imp. Dubuisson. — Poésie dédiée contre le roi Guillaume, par Terrail.

427. — La Versaillaise. 4 p. in-8 avec dessin; imp. Vallée.— Paro/e^ de L. Yeuillo (sic)^ chantée le 22 avril au Beuglant de Versailles^ par Adolphe Thiers^ premier sujet.

Voici le dernier couplet :

Si l'on trouve qu'à la justice

Mon projet va faire un accroc,

Ne craignez rien, j'ai ma police^

Plus Vinoy, Galiffet, Ducrot !

Avec ces gaillards, point de crainte,

Un signe, et. . . rrrran ! . . . tout finit ! . . .

Alors gorgé, chacun pourra *

Ronâer en paix dans cette enceinte ! - -

Aux armes, bons ruraux î Mouchards, municipaux!

Marchez, défendez Mossieu Thicrs Contre les émeutiers.

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