‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 69 sur 113 · La Mitrailleuse. 4 p. in-8; imp · texte numérisé non relu

La Mitrailleuse. 4 p. in-8; imp

Morris. — Monologue en vers, par Jules Dornay.

262. — La Mitrailleuse française Placard ; imp. Morris. — Chant national de i8jo^ sentimental^ républicain et patriotique^ en l'honneur du peuple français ; paroles héroïques de N. Deline

(sic).

263. — Le Monitor parisien, appel au peuple. MARS 187'.. Un grand placard dont le recto seul est imprimé; imp. Eerthélemy.

Un dessin de M. Gilbert Randon, signataire de ce manifeste, représente ledit monitor^ sorte de forteresse mobile, construite sur le système des monitors américains par l'ingénieur Balbi, et dont celui-

ci, dès les premiers Jours de l'investissement, avait proposé la construction au Gouvernement de la Défense nationale.

Ce n'était pas, comme on pourrait le penser^ une invention récente, conçue et fabriquée à la hâte sous l'impression fiévreuse qui faisait chaque jour surgir un nouvel engin de défense ou de destruction. Non, dès 1854, l'ingénieur Balbi et, ici,

commence l'histoire de ces tribulations par lesquelles doit toujours passer, du moins chez nous, toute invention :

« En l'absence du général Trochu, son aide-decamp répondit que, vu l'urgence, il était matériellement impossible de s'occuper de ce projet, mais que l'on serait heureux de voir l'initiative privée le mettre à exécution. » Là-dessus, M. Balbi, aidé de quelques généreux citoyens, parmi lesquels je vois figurer MM. Delescluze, Clemenceau, le docteur Raymondi, le peintre Lamy, Jaclard, le statuaire Ottin, Chanteloup banquier, Garnier négociant, Jacquier propriétaire, etc., M. Balbi se mit à l'œuvre... mais comment? Le charbon manquait, et M. Dorian « offrit généreusement à M. Balbi... DES HUILES GRASSES pour alimenter sa forge »; quant à l'administration de la guerre, « plus dépourvue encore, elle ne put lui prêter le moindre canon pour l'armement de ses forteresses ». Bref, les Prussiens n'eurent pas l'occasion de voir de près le plus

petit de ces monitors ; mais, vienne la revanche,

« que la France se relève ! qu'elle laisse se fermer ses blessures! qu'elle ressaisisse dans sa main vaillante et raffermie le fer que la trahison en avait fait tomber, et alors!

«Alors, les forteresses mobiles, les Monitors rou-

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lants de Balbi mêleront leur voix tonnante au cri de guerre de la France régénérée, et les brigands d'Outre-Rhin, les voleurs de notre Alsace et de notre Lorraine, n'auront rien perdu pour attendre. »

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