‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 88 sur 113 · Les Pupilles de la République · texte numérisé non relu

Les Pupilles de la République

Placard avec dessin ; le recto seul est lithographie ; lith. Paindebled. — Le dessin, signé Renaudin, représente un pupille allant venger un soldat qui vient d'être tué. Le tout se chante (car c'est une chanson) sur l'air : Voilà la manière de vivre cent ans.

Eh bieni vrail ce n'est pas cet air-là que j'aurais choisi.

Sous la simple blouse,

Notre bataillon

De Quatre-vingt-douze

Est un rejeton ;

Si nous succombons, Que ce soit après la victoire ;

Nous ne réclamons Qu'un petit feuillet dans l'histoire.

Les paroles sont du citoyen E. Sanglier.

336. — La Pyramide. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. A. Vallée. — Ceci est tout bonnement un poème historique; allusion au traité de Sedan, aussi perfide qu'ingrat. Poirson père, déjà nommé (n° 3o6), en est l'auteur.

Un être au front bilieux, d'un physique stupide. Voulut gravir un jour la haute pyramide, Qu'autrefois occupa son illustre parent. . .

Et, après avoir été sévère, mais juste, pour Napoléon III, Poirson père termine par ces vers :

Tout ce que je conclus de cette triste histoire.

C'est qu'un grand des bienfaits perd vite la mémoire.

Et que la cruauté, Pégoïsme sont sœurs;

Qu'enfin tels aujourd'hui sont de puissants seigneurs.

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