‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 89 sur 113 · Qu'allons - nous devenir? 8 p · texte numérisé non relu

Qu'allons - nous devenir? 8 p

in-8; imp. E. Vert. — Une pièce de vers signée Léonce Guérin de Ladvèze et dédiée à M. Estancelin.

Je suppose que ledit Estancelin a répondu audit Ladvèze :

Citoyen (ou Monsieur... je ne sais pas comment ils s'appellent dans ce parti-là),

— J'ai lu votre petit poëme, il est charmant d'un bout à l'autre ; seulement, quand vous parlez de la République et de la Terreur^ dont le spectre insatiable :

. . .Tranchait avec amour Quinze à vingt mille cols (ô doux rêve) en un jour.

pourquoi n'avoir pas mis de trente à quarante mille cols par jour..., vous vous rapprocheriez encore plus de la vérité historique qu'il est du devoir de tout hpnnête homme de respecter.

On sent vibrer l'âme d'un poëte dans votre peinture du règne du roi Louis- Philippe, et dans votre présentation de Monseigneur le comte de Paris à la France. L'apostrophe aux députés, surtout, est d'une haute poésie :

Députés sourcilleux du Rhône et de la Seine, Vous de tous les partis, acteurs audacieux.

Qui voulez le. bonheur d'un peuple soucieux....

Faites des vers, faites des vers I vous ne sauriez vraiment faire autre chose I

338. — Question de Salut. La Représentation de Paris (union républicaine centrale,

FONDÉE PAR d'aNCIENS REPRÉSENTANTS DU PEUPLe). 2 p.

in-fol.; imp. Dubuisson. — C'est la délibération de Y Union républicaine centrale dans sa séance du 8 janvier 1871, sur un rapport présenté par les citoyens : Ch. Beslay, Gambon, Vauthier, Dupont (de Bussac), Chassin, Songeon et Régère.

Ces messieurs pensent que Paris doit repousser toute dictature de soldat (faisant allusion à la

phrase de Trochu : Le gouverneur de Paris ne capitulera pas)^ s'affranchir de la routine, faire appel aux véritables capacités militaires, remplacer une défensive mortelle par une courageuse offensive^ frapper l'espionnage, etc., et pour cela, il doit revendiquer, comme essentielle au salut public, la supériorité du pouvoir civil sur la force militaire. Pour cela, il faut que Paris institue une assemblée politique, qu'il se fasse représenter par cinquante citoyens dont le mandat expirerait avec le siège ; ce ne serait pas une Commune^ un pouvoir municipal sortant de ses fonctions habituelles, puisque les municipalités existantes seraient conservées, mais bien un pouvoir plus relevé, un pouvoir essentiellement politique qui, loin de renverser le gouvernement du 3 novembre, placerait à côté de lui une force politique égale aux nécessités de la défense et de la situation.

339. — Question des échéances. Trois ans pour payer ses dettes, décret conseillé

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