Resurrexit. 4 p. in-8; imp. Claye
»— Ode à la République^ par Auguste Roussel (de Méry).
369. — Retour du voyage des pays dés neutres! Il décembre 1870. Placard avec déàsin, le recto seul est lithographie; ihlp. J; Bechdolff; — C'est une chanson sigtlée L. C. M* sûr l'air du
Petit homme gris\ le dessin représente M. Thiers à cheval sur un âne, entre des sacs d*orge et de farine; il a sous le bras le parapluie dé Louis-Philippe, sur le dos une gibecière sur laquelle on lit : Armistice, Il raconte son voyage diplomatique et finit ainsi :
Que me veut s'te grand* fâme Avec son grand fusil
Biribi !
J* parierais sur mon âme Que c'est cette République
Si pudique, Elle veut me faire la nique, J'en jure par ma bourrique Qu'elle va vous faire, qu'elle va vous faire, Qu'elle va vous faire mourir.
A quoi la République, un fusil à la main (une femme horriblement mal dessinée), répond :
Mon pauvre petit homme Ton voyage m'a surprit,
M'a contrit.
Je sais comment q' tu t' nomme, Pour qui tu cours ainsi
Biribi !
Pour ta diplomatie, Tiens, ma plume, la voici !
y^s-t'en laisse-nous, vas- t'en laisse-nous, Va§:t'en, laisse-nous mourir ! ! !
370. -^ La Revancheé 17 mars 1871. 8 p. in-8; imp. Voitelain. — Poésie, par Ernest Pain.
37 ï, — Le Rêve de Tivrogne. Placard avec dessin, le recto seul est lithographie; imp. Lemaine et fils.
Il veut promener sa trogne, Aux Tuil'ries le marcassin l
Le rêv' de l'ivrogne, Est d' prendre un bain d' pied dans V bassin. Si Guillaum' sur cette eau claire, Compt' pour son ablution,
C'est donc qu'il espère Croupir dans son infection. . .
Et l'auteur anonyme de cette chaîison menace Guillaume du brave Trochu.
Dire qu'il y a des gens chez lesquels le patriotisme se manifeste de cette façon inepte et ordurière.
372. — Les Révélations d'un curé dé« missionnaire. In-8; imp. Berthélemy. — Publication par livraisons de 8 p. chacune,, avec pagination indépendante l'une de l'autre; les titre et soustitre étaient hurlés sur la voie publique ; 8 seulement ont paru.
Je ne vais pas m'amuser à analyser ce travail qui était signé : Guénot-Winger^ ancien vicaire de Ménilmontant, curé démissionnaire de Dugny (Seine), correspondant du Phare de la Loire; voici seulement quelques sous-titres :
Les Prélats bâtards — Seigneur de Ségur — Seigneur de Sura et seigneur Surat — 5e/gneur Bauer^ ex-confesseur de Badinguette — Le Menu-fretin des Monseigneur isés — Preuve que l'habit fait le moine.
Les Curés de Paris — Leurs Pompes et leurs œuvres — Comment ils battent monnaie — Détails intimes,
A quoi servent les chanoines — Comment ils em-
ploient leurs loisirs — Parties fines et autres distractions, etc., etc.
En somme , ces révélations^ faites avec toute Fardeur et toute la vivacité d'un défroqué, sont assez amusantes et je les lisais avec plaisir, que le ciel me pardonne I
; 373. — La Revendication ou de I'obliga-
TION DE DÉCRÉTER IMMÉDIATEMENT LA MISE EN VIGUEUR DE LA CONSTITUTION VOTÉE PAR TOUTE LA FRANCE EN l'année 1793. AN 79, 2 VENDÉMIAIRE. 2 p. iu-foL;
typ. Morris. — Ce mémoire, adressé au peuple français^ et signé J,-A. Mancel, n'est qu'une nouvelle variation du thème déjà cité : Principes'du droit politique^ par J.-A. Mancel (voir n® 323).
« Quant à la Terreur, que nous désavouons et que nous déplorons, elle n'a rien à voir à la Révolution; elle lui est étrangère, elle lui a été fatale. »
Vive la République avec la Constitution de lygS pour réglé! avec la Liberté^ l'Égalité et la Fraternité pour but! Vive la France!
374. — Les Ruines de Paris. Les Crimes de la Commune. 8 p. in-8 avec dessin; imp.
Morris. — Le tout est suivi d'une chanson signée Georges Leroux.
Entendez-vous le bruit de la mitraille?
Entendez-vous Taffreux bruit des canons ?
Ce sont nos fils venant livrer bataille Aux Communards, ces dictateurs sans noms.
, 375. — Les Ruraux. 14 mars 1871. Placard;
ipp. Y^rt. — Actualité en 8 couplets, par Martial Tristan.
376. — Salut à la liberté. Placard dont le recto seul est imprimé; typ. Prissette, — Ge chant, qui se vendait au profit de la Caisse des blessés^ est signé Quinet.
Toi^ langage est la vérité, Ta possession, c'çst la vie, '
Et, sublime Divinité, Ton âme est toute la Patrie.
Ton foyer sera le tombeau De toute puissances rivale.
Car la Victoire et son flambeau . Guident ta marche triomphale.
Ce n^est pas d'Edgard Quinet et cela a cependant quelque chose de nuageux... C'est probablement le nom qui veut ça.
377. — Le Salut de la France. 18 février 1871. 8 p. in-8; imp. Lefebvre. — Moyen très-simple : abolition de l'armée permanente résultant de la suppression immédiate de la conscription et de l'inscription maritime...; puis la construction d'un bQsphore avec les matériaux de nos citadelles et de nos fortifications..,, tout cela mis en lumière 4U moyen de la chansonnette : Le jeu de qui perd gagne, improvisation patriotique de circonstance par Auguste L'Allour, ancien marin.
Et dire qu'il y a des gens qui pondent des volumes sur ce sujet I
378. — Le Sauveur de la France. Placard avec portrait, le recto seul est imprimé; imp. Vert.
— Biographie de M. Thiers signée H. de Noyers, citoyen auquel je ne puis que répéter le vers de Voltaire :
Si je hais les tyrans, je hais plus les flatteurs.
Cette biographie est accompagnée d'une chanson non signée, mais qui rappelle ta manière du citoyen Sénéchal :
Ces criminels portaient partout la mort...
Mais un vieillard au regard tutélaire Disait : o Bientôt je serai le plus fort. »
Etc.