Les Puits artésiens des oasis méridionales de l'Algérie
Ce travail sur les puits artésiens de nuire Sahara est le résultat d'études faites dans la région même des sources jaillissantes, pendant les ann('^es 1850 et 1851. Je l'ai d'abord adressé, sous lorme de mémoire, au Ministre de la Guerre, puis à T Académie des Sciences, qui s'en occupa dans sa séance du 6 octobre 1851, Ouel(|iies organes de la presse parisienne, notamment le Siècle, en ont alors parié avec bienveillance. Mais des erreurs assez graves s'étaient glissées dans leurs comptes-rendus; pour mettre le public, à même de connaître exactement mon travail, je Tai fait paraître en six articles dans YAkhbary numéros des 28, 30 octobre, 9, 16, 27, 30 novembre 1851. II a été
publié, en outre, sous le format in-i6; mais
cf tîe jireniière édiliun, tirée à un petit nombre d'exemplaires, fut promptement épuisée. Le succès des travaux de forages artésiens entrepris dans le Sahara oriental ayant ramené Tat-* tention publique sur cet intéressant sujet, j'ai cru devoir réimprimer mon opuscule, en augmentant et rectifiant au besoin la rédaction primitive. C'était la meilleure manière de témoigner ma K tHuuiaissance an lecteur pour le bon accueil fait à la première édition. Celle-ci avait été placée sous le patronage de MM. les généraux Gharon, d*Hautpoul et Daumas, qui m'avaient facilité les moyens d'explorer les oasis les plus méndioiinles de l'Algérie. Je dédie la seconde .à un indigène qui ne m*a pas seulement aidé de tout son pouvoir à accomplir la mission que j'avais sollicitée, mais qui m'a témoigné un dévouement, une amitié qu il est bien rare de rencontrer» même parmi des compatriotes et co-reIigionnaires«
Alger, 21 septembre 1961.
Adrien BEHBHUGGEU.