SCENE XII
LE JUGE D'INSTRUCTION, LE GREFFIER puis BILBOQUET
LE JUGE D'INSTRUCTION
Allons I voilà qui est bien établi. H y a complot ! Allons interroger les autres. Suivez-moi, Greffier. N'oubliez pas vos papiers.
bilboquet, entrant.
Eh bien, vous les avez interrogés? Ils sont coupables, n'est-ce pas ?
LE JUGE D'INSTRUCTION
Bien entendu ! Ils ont avoué.
BILBOQUET
Ne menez pas cela trop rapidement! Je prépare une loi. Faites-leur faire un peu de prévention.
LE JUGE D'INSTRUCTION
Je suis à vos ordres ! C'est très grave I très grave !
BILBOQUET
Vous croyez ?
LE JUGE D'INSTRUCTION
Certes 1 Le cas est prévu! Il y va de la peine suprême...
BILBOQUEl
Oh I pas trop de zèle, mon cher ami, une petite expulsion suffira.
Comédie en un acte.
NOTICE
Cette petite pièce, représentée pour la première fois au Cercle Artistique (Société des Amis des Arts) de Marseille, le 18 mars 1884, ne s'applique à aucun fait particulier. C'est une charge plutôt qu'une critique. Les membres du Corps diplomatique qu'elle pourrait atteindre ne doivent pas exister. Ce qui est touché dans cette fantaisie, c'est l'ardeur coloniale de l'Angleterre et la négligence de nos représentants à l'étranger.
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sommes seuls. Je vais vous le confier. — Laissezmoi me présenter auparavant, cela donnera plus d'importance à ma communication : — Baptistin ! secrétaire, domestique, chambellan, si vous voulez, de M. Béchamel, ministre de France à Gamalobec, Amérique du Sud. Plus diplomate que le patron! Vous allez voir !
Voix de Béchamel dans la coulisse :
Baptistin ! Baptistin !