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ELLÉBORE NOIR

L'ellébore noir n’occupe plus de nos jours qu’une place bien mince dans la thérapeutique, après avoir joui d’une certaine vogue comme vomitif et comme purgatif dans le traitement de la manie. C’est la partie souterraine de 1 Helleborus niger, plante de la famille des Renonculacées, qu’on trouve dans les parties méridionales de l’Europe et qui est cultivée dans nos jardins sous le nom de rose de Noël.

Le rhizome est en fragments de 3 à 6 millimètres de diamètre, et d’une longueur de 2 à 4 centimètres, simples

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à la partie inférieure, divisés vers le haut en rameaux presque aussi épais ; la surface extérieure est marquée de cicatrices annulaires et porte un grand nombre de petites tubérosités, bases des racines adventives qui se sont détachées pendant la dessiccation.

La racine d’ellébore est douée d’une saveur amère et âcre; son odeur est presque nulle; brun noirâtre à l’extérieur, elle est blanche et charnue intérieurement.

L’analyse de la racine d’ellébore noir a été faite par Gmelin, lliegel, pnisFeneulle et Capron; ceux-ci lui attribuent comme composition : huile volatile, huile grasse, acide volatil, cire, principe amer, muqueux, albumine, qallates de potasse et de chaux, elléborine.

h’ellëhorine est une matière cristallisée, qui a été isolée et étudiée par Bastick; elle possède une saveur désagréable et mordicante, se dissout bien dans l’alcool, mal dans l’eau et dans l’éther.

Ce serait un glucoside susceptible de se dédoubler par ébullition avec les acides étendus en glucose et elléborésine. Son action serait simplement narcotique et anodine et les propriétés purgatives devraient être attribuées à un autre o-lucoside qu’on trouve également dans les Helleborus niger et viridis, qu’on a nommé elléboréine et qui a été préconisé aussi comme médicament cardiaque.

elléboréine aurait pour formule ; elle est très

soluble dans l’eau; en application locale, elle irrite fortement les muqueuses ; administrée à l’intérieur elle produit une irritation analogue sur la muqueuse gastro-intestinale et provoque des vomissements et des selles profuses. Elle pourrait être rapprochée de la convallamarme par son action sur le cœur, et présente, sur la digitale, d après Schmiedeberg, l’avantage de ne pas s’accumuler dans l’organisme; en effet, pour avoir une action thérapeutique, elle doit être donnée à la dose de 10 à 15 centigrammes par jour, et alors elle est diurétique et s’élimine par conséquent d’ellemèmo; elle peut aussi causer la diarrhée, sans être diurétique. Elle ralentit le cœur et paraît élever la pression artérielle, en provoquant la contraction des arterioles

périphériques. On la prescrit en pilules de 1 à 2 centigrammes, dont on prend de 4 à 5 par jour.

L’ellébore noir n’entre que dans une préparation pharmaceulique, les pilules de Bâcher, que le Codex do 1866 a supprimées, avec quelque raison.

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