‹ Les purgatifsChapitre 58 sur 80 · ELLÉBORE VERT · texte numérisé non relu

ELLÉBORE VERT

Les rhizomes de l’ellébore noir sont souvent mélangés d’autres rhizomes qu'il est parfois difficile de distinguer : telles sont les souches souterraines de YHelleborus viridis, de {'Adonis vernalis, de VActæa spicata.

Les rhizomes des Helteborus viridis et niger, tels qu’on les trouve dans les droguiers, se ressemblent beaucoup ; cependant le premier a une écorce plus épaisse, une saveur amère plus intense et plus persistante ; la couleur brun noirâtre de la surface n’appartient pas à la seule couche extérieure des cellules, mais pénètre plus profondément; les racines adventives sont plus longues et peuvent porter des ramifications beaucoup plus grosses. On le voit, les différences sont assez faibles; mais l’embarras disparaît lorsque le rhizome est accompagné des feuilles radicales; les folioles de YHelleborus niger sont épaisses et coriaces, avec quelques dents écartées sur les deux tiers supérieurs de leurs bords, le tiers inférieur n’en portant aucune, tandis que les folioles de YHelleborus viridis sont papyracées^rès la dessiccation et dentées jusque près de la base.

HELLEBORUS ORIENTALIS

C’est cette renonculacée, qu’on n’emploie plus aujourd’hui, qui a fait la renommée des ellébores; elle était, dit-on, beaucoup plus active ; et l’on sait l’usage qu en ont fait les médecins de l’antiquité, qui lui attribuaient la propriété de guérir la folie; elle croît dans la Thessalie et les îles de la mer Égée.

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