‹ Les pygméesChapitre 109 sur 139 · LIEU D'ORIGINE · texte numérisé non relu

LIEU D'ORIGINE

direction, dans les montagnes d'Abyssinie, que se trouvent encore des Nègres dont la langue présente avec les langues hottentotes certaines analogies dont on s'était peut-être exagéré l'importance, mais qui semblent pourtant être bien réelles *; c'est aussi au nord-nord-est du Cap qu'était placé le pays de Pount des anciens Égyptiens ; et quiconque a vu la reine de ces contrées, figurée par Mariette dans les peintures de l'Exposition de 1867, a pu constater l'extrême ressemblance existant entre elle et la ’enus hoftentote, dont le moulage existe au Muséum. Ces faits, ajoutés à un certain nombre d'autres, dans le détail desquels je ne saurais entrer ici, nous renseignent, au moins approximativement, à la fois sur l’ancien habitat d'un des éléments de la race, sur l'origine de ses industries et

du Zambeze, d2 1840 à 1856, 1859, p. 115. — Les moutons du Cap, comme ceux du Sénégal, sont couverts de poils raides et non de laine. Ce fait semble aussi indiquer que la race est partie des régions les plus chaudes de l'Afrique; car on sait que nos moutons d'Europe ont parfaitement conservé au Cap la toison qu'ils doivent à leur domestication dans des régions tempérées.

! Le célèbre missionnaire Robert Moffat raconte qu'ayant un jour donné à un Syrien une idée des langues hottentotes, celui-ci lui dit avoir vu au marché du Caire des esclaves bien moins noirs que les Nègres, et dont le langage ressemblait à celui dont il s'agissait. (R. Mo£ fat, Wingt-trois ans de sejour dans le sud de l'Afrique, 1846, p. 4.) Ce ne pouvait certainement pas être des Hottentots du Cap. M. Alfred Maury avait admis l'existence des kliks chez quelques tribus abyssiniennes. (La Terre et l'Homme, 1861, 3e éd., p. 446.) Mais à la suite d'une conversation avec Schweinfurth, il a été moins affirmatif (sbid., 1877, 4°éd., p. 596) tout en acceptant que les kliks existent chez quelques tribus cafres et nubiennes, (Jbid., 4° éd., p. 596.)

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sur l'étendue des migrations qu'elle a dû accomplir pour atteindre les régions du Cap. Peut-être la tradition avait-elle gardé quelques souvenirs de ces grands voyages chez les rations qui florissaient avant la venue des Européens; mais on comprend que l'extermination des unes, la dispersion des autres ont dû faire oublier les légendes historiques . Toutefois, on peut affirmera coup sûr qu'aucune de ces légendes ne remontait jusqu'au temps où les premiers ancêtres de Khoï-Khoï vinrent prendre possession de l’extrême Afrique australe ; pas plus que nos plus lointains souvenirs ne mentionnent l'époque où l'homme vivait, chez nous, à côté des éléphants et des rhinocéros. Comme le reste du monde, les régions du Cap ont eu leurs âges de la la pierre, dont le plus ancien était le contemporain de notre époque paléolithique. C’est là ce qu'ont bien mis en évidence les trouvailles de quelques chercheurs anglais *, et surtout le beau travail de M. Gooch, qui, après avoir décrit et figuré la constitution géologique et le relief du sol, résume dansles termes suivants le résultat desesrecherches sur ce point capital : « Toutes ces terrasses, tous ces niveaux, présentent des instruments en pierre

1 Hahn, The supremz Being of the Khoi-Khoi, p. 30.

2 John Sanderson, Notes in connection with stone implements from Natal (Jourral of the anthrotological Iustiute, vol. VII, p. 15, 1878). — H.-W. Feïlden, Nofes on stone nblements from South-Africa (ibid, Lt. VIN, 6.165; :1083Y

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