‹ Les pygméesChapitre 16 sur 139 · PAPOUAS ET NÉGRITOS · texte numérisé non relu

PAPOUAS ET NÉGRITOS

c'est-à-dire qu'il est relativement court, élargi et peu élevé (fig. 2 et 5).

NS PRES RIT Eee

MR

Fic. 5. — Crane de Négrito des environs de Binangonan, Luçon. vu d’en haut. (1/4 gr. nat.) (Mus. d’hist. nat., n° 3620.)

Les Papouas sont exclusivement insulaires. Ils

Sous-brachycéphales. . . 8o,o1 à 83,33 Bracliycéphales ;%.; … 83,34 ét au dela:

Cette division est presque universellement adoptée.

On se fera aisément une idée de l'importance des caractères tirés des indices céphaliques en jetant les yeux sur les figures ci-jointes tirées des Cramia ethnica. Les têtes osseuses y sont représentées, vues d’en haut (zorma verticalis, Blum.), ce qui permet d'apprécier la différence des diamètres et la forme générale du crâne.

1 J'ai publié, il y a quinze ans, un travail d'ensemble sur cette race. (Études sur les Mincopies et sur la race négrito en general ; Revue d'anthropologie, 1, 1872.) Plus tard, M. Giglioli a abordé le même sujet. (Studi sulla razza negrita; Archivio per l'antropologia e la etnologia, t. V, 1876.) Mais nous ne donnons pas le même sens aux mots. L'anthropologiste italien comprend dans sa race wegrifa toutes les populations de petite taille, asiatiques, océaniques et africaines, y

forment un ensemble de populations aussi continu que le permet cette sorte d'habitat. Ils occupent essentiellement la Nouvelle-Guinée et tous les archipels mélanésiens, y compris les Fiji. Mais le type dont nous parlons n’est pas confiné dans ces limites ; il a des représentants sur bien d’autres points et jusqu'aux extrémités du monde océanien. À l'ouest la conquête, l’émigration ou l'esclavage ont conduit les Papouas à Timor, à Céram, à Bouro, à Gilolo, jusque sur les côtes orientales de Bornéo, et les ont disséminés sur divers autres points des grands archipels indonésiens. Au nord les mêmes causes les ont amenés dans quelques groupes secondaires des Carolines: Au nord-est ils ont atteint les Sandwich; au sud-est la Nouvelle- Zélande, où ils ont précédé les Maoris‘. M. Pinart

compris les Boschismans. J'aurai à discuter dans un autre travail ces rapprochements et les théories de mon savant collègue indiquées déjà dans une courte note. (Archivis, t. I], p. 131.) La question des Négritos a encore été traitée d’une manière générale par M. F.-A. Allen. (The original range of the Papuan and Negrilo races ; Jcurnal of the anthropological Institute, vol. VIII, 1878.) Les travaux de Logan, dont il sera question plus loin, quoique entrepris à un point de vue bien plus général, touchent aussi à presque toutes les questions soulevées par cette étude.

1 Les traditions des Maoris recueillies par Sir George Grey, les détails donnés par divers voyageurs et les portraits attestaient l’existence d'un élément ethnologique noir à la Nouvelle-Zélande, mais la craniologie seule pouvait permettre de déterminer la nature de cet élément. Or un certain nombre de têtes osseuses, d'origine parfaitement certaine, ont permis de résoudre ce curieux problème. Le Muséum entre autres possède un cràne de Néo-Zélandais qui a tous les caractères du Papoua et constraste d’une manière remarquable avec

Page 1