O HOTTENTOTS ET BOSCHISM ANS
sur rétendue des migrations qu'elle a dû accomplir pour atteindre les régions du Cap. Peut-être la tradition avait-elle gardé quelques souvenirs de ces grands voyages chez les nations qui florissaient avant la venue des Européens; mais on comprend que l'extermination des unes, la dispersion des autres ont dû faire oublier les légendes historiques1.
Toutefois, on peut affirmera coup sûr qu'aucune de ces légendes ne remontait jusqu'au temps où les premiers ancêtres de Khoï-Khoi vinrent prendre possession de l'extrême Afrique australe ; pas plus que nos plus lointains souvenirs ne mentionnent l'époque où l'homme vivait, chez nous, à côté des éléphants et des rhinocéros. Comme le reste du monde, les régions du Cap ont eu leurs âges de la la pierre, dont le plus ancien était le contemporain de notre époque paléolithique. C'est là ce qu'ont bien mis en évidence les trouvailles de quelques chercheurs anglais2, et surtout le beau travail de M. Gooch, qui, après avoir décrit et figuré la constitution géologique et le relief du sol, résume dansles termes suivants le résultat de ses recherches sur ce point capital : « Toutes ces terrasses, tous ces niveaux, présentent des instruments en pierre
1 Hahn, The suprême Being ofthe Khoi-Kboi, p. 30.
2 John Sanderson, Notes in connection with stone implements from Natal (Journal of ihe anthropologie al Instiiuie, vcl. VIII, p. 15, 1878). — H.-W. Feilden, Notes on stone implemcnts from South-Africa (ibid., t. VIII, p. 163, 1883).