‹ Les Pyodermites et leurs TraitementsChapitre 12 sur 20 · RAT OU · texte numérisé non relu

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à sa fin, cela semble souvent être dû moins au résultat du traitement qu'au fait que la maladie est arrivée au terme de son cours normal.

La sérothérapie qui consiste à injecter au malade le sérum d'un animal préalablement immunisé par l'inoculation progressive de cultures atténuées et filtrées, provoquant ainsi une immunisation passive par l'apport d'anticorps lout formés, a été tentée par Basset qui rapporte 4 observations de furonculoses guéries par injections intra-musculaires répélées de sérum polyvalent de Leclainche et Vallée.

Mais, comme la vaccinothérapie, la sérothérapie peut entraîner des accidents anaphylactiques et sériques et cette éventualité en fait tempérer l'usage.

La constatation que les étameurs de Beauce et de Sologne étaient indemmes de furoncles a conduit certains médecins à utiliser l’étain et l’oxyde d'étain comme thérapeutique. Les recherches de Frouin (ingestion per os) sont intéressantes, mais il y a de nombreux résultats négatifs. Brühl et Michaux ont employé avec succès l'élain colloïdal et dans celte dernière préparation Hudelo a remplacé l’eau par des extraits glycérinés d'organes (ovaire, thyroïde, foie, rate) et indique qu'en milieu lipoïdique l’étain serait un spécifique anti-furonculeux. ;

Le soufre à l'état colloïdal a également montré de bons effets.

Sans pouvoir expliquer celle propriété de quelques colloïdes, nous rapprocherons de ces faits trois observations inédites de guérison par l'électrargol, qu'a bien

voulu nous communiquer le docteur Stodel, ce dont

nous le remercions vivement.

M. S.., 35 ans, a commencé il y a 3 ans une série de furoncles du cou. Ces furoncles sans presque d'interruption, se sont succédé les uns aux autres, en ne laissant au malade aucun répit pendant 27 mois.

Après 4 mois d’accalmie, les furoncles recommencenti envahir la région cervicale et comme précédemment se succèdent sans interruption.

Le 15 Janvier 1914, 5 mois après le début de cette dernière série, je vois M. S..., qui présente au cou un gros anthrax en nid de guêpes el plusieurs petits furoncles disséminés; le malade est complètement découragé par ce qu'il appelle son infirmilé.

Il ne présente aucune lare, ni héréditaire, ni personnelle ; pas de glucose dans les urines.

Traitement : 3 injeclions intra-veincuses d'électrargol de 20 centimètres cubes chaque, à 4 jours d'intervalle.

L'anthrax évolue normalement, les pelils furoncies guérissent rapidement el M. S..., n'a plus de nouveaux furoncles el n'en à pas eu jusqu'en Octobre 1919, moment où je l'ai revu.

Pierre D... 18 ans. Jeune homme sans antécédents mi héréditaires, ni personnels, Depuis trois ans, acné très abondante. Il y a deux mois, 1° furoncle à la région cervicale. 15 jours après, furoncles au bras droit el au pubis; depuis, les luroncles se succèdent sans interruption sur les régions les plus variées du corps, quand il y a 15 jours, anthrax du cou. Le 13 Mai 1914, le jeune homme fait brusquement le soir 4002, le 14 au malin : 406, se plaint d’une douleur extrêmement vive au 1/3 inférieur du bord interne du tibia gauche; le

malade est vu avec le Docteur Mosny.

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Dr DRE

Diagnostic : Osléile à staphylocoques en rapport avec l'éruption furonculeuse.

Traitement : Electrargol intra-veineux; on pratique des injections massives de 20 centimètres cubes. Dès la l'° injection, la température Lombe, la douleur du tibia diminue.

La ? injechon est faite 48 heures après, et la 3e, 5 jours après celle dernière. La jambe est Lout à fait guérie; les furoncles et lanthrax ont évolué rapidement et aucun autre furoncle n’est apparu.

Paul V.., lieutenant au 26° régiment d'artillerie est pendant la A immobilisé par des furoncles à répétition siégeant au pubis, au scroltum et à la face interne des cuisses. On fait deux injections intra-veineuses d'électrargol. En huit jours, les furoncles ont tous disparu

Pendant une année, au cours de I laquelle, Jai suivi le malade, il n’a plus eu à aucun moment de furoncles

Durant la guerre, à l'hôpital général d'Elaples M.J.E.R. Mac Donagh se basant sur les rôles d'oxydation et de réduction en biologie, a expérimenté le manganèse colloïdal, et après lui, Malcom Morris a publié les 4 observations suivantes :

1e" Cas. — Le malade, un médecin vint me trouver le 24 Novembre 1917 souffrant de gros furoncles du visage. La cul- {ture montra que le microorganisme était le staphylococcus pyogenes aureus et un vacein autogène [ut préparé avec lequel il fut inoculé le 30 Novembre. A cette date, un des furoncles était très volumineux, les paupières et la face étaient boursouflées, le malade souffrait beaucoup. Le 6 Décembre, il y eut décharge de pus et la douleur s’atténua, mais pendant les 7 semaines qui suivirent, les furoncles continué-

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rent à apparaître. Le 14 Janvier, onze injections de vaccin avaient élé faites; en même temps on avait usé de lotions et d'onguent antiseptiques. Le 31 Janvier, le malade vint me consulter et je lui prescrivis l'injection de manganèse colloïdal. D'après les propres notes du malade, une amélioration eut lieu le troisième jour après. Les furoncles subséquents qui se formèrent encore pendant une quinzaine n'étaient pas douloureux et un grand nombre avorièrent sans formation de pus. En tout, quatre injections furent faites : 1 cm°9 Île 31 Janvier, 2 cm5 le 5 Février, 3 centimètres cubes le 12 Février et 1 centimètre cube le 28; la première el la seconde dans le muscle fessier, la troisième et la quatrième au flanc. Le 5 Mars, je pus dire : tout va bien. Du 30 Novembre au 31 Janvier, 33 furoncles avaient fait leur apparition, tandis que le vaccin élait administré, après que l’on se fut servi du manganèse colloïdal il n’y en eut que sept, le dernier le 20 Février, trois semaines après le commencement du traitement, L'étal général s’améliora une semaine après la 1° injection de manganèse.

2° Cas. — Le malade étail un capitaine d'infanterie sujet à l'acné. Quand la 1"° injection de manganèse colloïdal lui fut faite le 145 Mars, il avait passé 4 mois à l'hôpital souffrant de furoncles à la face et d'impéligo contagieux de la même région. Pendant ce temps, on lui avait fait des injections de vacein et on avait appliqué divers anlisepliques, le tout sans résullat. Une autre injection de manganèse lui fut faite le 16 Mars et une troisième le 19 Mars. A celle date, Loutes les lésions avaient disparu.

3° Cas. — Je vis la malade pour la première fois le 16 Février. Elle souffrait d'un impétigo folliculaire du cuir. chevelu qui s'était développé au mois d'Octobre précédent et avait graduellement empiré depuis. Elle se plaignit dé grandes douleurs causées par de multiples petits abcès à

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assises profondes. Il ÿ avait beaucoup d'œdème et d’enflure des glandes cervicales. Le 18 Février une injection fut : faite de 1 cm°5 de manganèse colloiïdal. Le 22 Février les lésions commencaient à disparaitre; il n'y avait plus de douleur et l'état général s'était amélioré. Une seconde injection et une troisième lrois jours plus tard furent faites. À cette date, l'amélioration s'était accentuée ; aucune autre injeclion ne fut nécessaire, et le 19 Mars, la guérison était complète,

4e Cas. — Le malade, un major, vint me voir pour la première fois le 22 février. Il souffrait de 12 larges furoncles indurés siégeant sur les fesses, les cuisses et les aisselles. L'infection avait commencé trois mois auparavant par une éruption scabieuse. Une injection de manganèse colloïdal fut faite dans la fesse. Trois jours plus tard, une seconde injection fut faite, les furoncles décroissaient et l’état général s’'améliorait. e

Le 4° Mars l'amélioration s’accentuait;tous les petits furoncles étaient rentrés, une large lésion indurée, sous l’aisselle droite était bien moins douloureuse et le bourbillon avait pu être extrait sans difficulté. Une lroisième injection fut donnée. Le jour suivant, tous les furoncles avaient disparu, une pustule s'était formée sur la rotule droite. D'autres injections furent faites les 5, 8 et 11 Mars.

Le 14 Mars,le furoncle du genou avait diminué, mais un autre s'était développé sur la cuisse droile. Après trois autres injections, les’18, 12, et 25 Mars, le malade fut guéri.

Le 20 Juillet 1918, dans le British Medical Journal, William Hadgood écrit :

En Mars 1917,une fillette de 9 ans fut amenée à la Clinique du Comité d'éducation de Surrey,souffrant d'un eczéma impétigineux du crâne,des sourcils et des oreilles. Le cuir chevelu

était couvert d’une masse de croûtes et il coexistait un impétigo du cou et des épaules. La mère déclara qu'elle étai ainsi depuis deux ans, en dépit des traitements subis tan chez elle qu'à l'hôpital. La petile malade fut soignée régulièrement à celte clinique jusqu’en Avril 1918,et quoique les lolions locales qu'on employait produisissent parfois un soulagement lemporaire, à la fin de l'année, elle se trouvait dans la même misérable condilion.

Une injection de manganèse colloïdal fut administrée le 14 Mai 1918 et deux autres injections furent faites à une semaine d'intervalle chacune.

Le 4 Juin,la peau avait repris son apparence normale pour la première fois, depuis le commencement de l’éruption trois ans auparavant. |

La peau ne présente jusqu'à présent aucune trace d'infection nouvelle.

Ces résultats nous ont paru tellement satisfaisants que nous avons à notre tour essayé l'emploi du manganèse colloïdal dans les pyodermites.

Nous nous sommes servi de manganèse colloïdal électrique ou électromanganol, que l’on obtient par la méthode générale de préparation des colloïdes électriques : action de l'arc du courant continu sur le manganèse métal plongeant dans l’eau distillée. Après centrifugation, le colloïde est stabilisé. LR

Le manganèse colloïdal électrique présente les propriétés générales des colloïdes mélalliques vrais.

Son aspect est limpide par-transparence et légèrement trouble par réflexion. Il est de couleur brune. Examiné à l’ultra-microscope, il montre une quantilé considérable de particules ultra-microscopiques très

régulières, animées d’un mouvement brownien rapide, ce qui en démontre à priori la petitesse.

Ces particules se déplacent vers Le pôle positif; c'est donc un colloïde électronégatif.

L'action catalytique qu'il exerce sur la décomposition de l'eau oxygénée est très active el on retrouve dans ce phénomène les propriétés catalytiques très marquées du manganèse, mais avec une intensité plus grande que celle que l'on observe en employant les sels de ce métal.

On la dose à 0 gr. 50 de manganèse par litre. On délermine ce titre en évaporant à sec un volume déterminé de colloïde. Après calcination, on reprend le résidu par de l'acide azotique et on soumet le liquide obtenu, à l’ébullition en présence d'oxyde puce de plomb La solution d'acide permanganique ainsi obtenue est dosée colorimélriquement par comparaison avec une solution-type.

-In vitro, son action sur le staphylocoque es nulle

ainsi que le montre e l'expérience suivante : >

On prépare une émulsion E, d'une cullure de staphylocoque sur gélose.

.. Je: série: ; 4. centinrètres cubes de sérum physiologique + V te scies Er OS

LR SÉLIÈSS Se centimètres. cubes de lon

-On ajoute dans les tubes de chaque série, respeclivement DES 10, 2, 40 gouttes de manganèse, colloïdal. PR PR AT DE PRES:

__ On réensemence les: lubes Fa La 1e série aux : temps # 3) suivants : la

ilsapres heures. d'étuve A9 /Per pus UE «ee

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