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L'eczéma est d'habitude vésiculeux et l’eczéma vrai dit arthritique ou organique est rare au-dessous de 40 ans.
Certaines dermites artificielles consécutives à la manipulation ou à l'application de différents produits comme divers composés mércuriaux, le thapsia, le tartre stibié, les huiles de croton ou de cave peuvent prêter à confusion d'autant mieux que les pyodermites s'y greffent facilement. On observe surtout ces lésions chez des simulateurs ; leur siège particulier (partie du corps toujours facilement accessible à la main du sujet), leur nondissémination facilitent cependant le diagnostic.
L'herpès simule dans certains cas la perlèche; mais rarement bilatéral, il est toujours vésiculeux.
Il est classique de faire le diagnostic des pyodermites avec la varicelle, la variole et la vaccine, mais quelqu'un d’averti ne peut faire pareille erreur. Dans la varicelle, les pustules ont une évolution spéciale et une fausse ombilication; l'éruption pustuleuse généralisée à tout le corps, de la variole s'accompagne de céphalalgie intense, de nausées et de douleurs lombaires.
La diphtérie cutanée affecte souvent la forme d'impéligo ou d’eczéma impétigineux, elle s'observe chez un sujet présentant ou ayant présenté peu de temps auparavant une angine diphtérique et le bacille de Lüffler se retrouve dans le pus des lésions.
La syphilis peut quelquefois prêter à confusion.
Le chancre impétiginiforme se distingue pourtant par sa base indurée, son évolution et la présence du tréponème à l'ultra-microscope.
Les syphilides papulo-croùûteuses impétigineuses et echtymateuses ne ressemblent que de très loin aux pyodermites ; elles s'en différencient par leur évolution spéciale, leur dissémination et leur groupement en arc de cercle. Il sera tout à fait exceptionnel d’avoir à pratiquer la réaction de Wassermann pour trancher le diagnoslic.
Le lupus impétigineux sera un diagnostic de surprise: il a une ancienneté spéciale et la croûte enlevée, on peut voir au milieu du fond de la lésion les tubercules décevables à la vitro-pression.
La morve au cas d'éruption pustuleuse varioliforme, en plus des signes généraux, se reconnaît par la culture et l'inoculation aux animaux.
L'ulcère de jambe pourra simuler l'echtyma, mais d'habitude unique, il a une évolution torpide.
Parmi les mycoses, le sycosis tricophytique qui ne siège jamais à la moustache, diffère du sycosis vrai par la présence du tricophyton parasite. Le favus sans godet, à forme impétigineuse, affection longue et rebelle sans dissémination, localisée à certaines régions du cuir chevelu, s'accompagne de lésions pilaires; les cheveux sont secs et décolorés el on y retrouve les achalions.
Les sporotrichoses sont d'un polymorphisme particulier: elles donnent un pus visqueux et blanchâtre caractéristique; leur existence sera confirmée par la sporo-agglutination de Widal.
Le bouton d'Orient où clou de Biskra apparaît en automne et pendant la saison fraîche; il s'accompagne
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PMROLTER
de prurit et siège sur les régions découvertes; on retrouve son agent pathogène, leishmania furonculosa. Quant au craw-craw, beaucoup de cas ne seraient
que de simples pyodermites.
Les pyodermites reconnues, il importe d'en fixer l'origine. On recherche pour ce cas l’excoriation initiale, on s'assure qu'il n'existe pas sur le malade une source de pus (fistule, coryza), et on examine minutieusement si ne se trouvent pas cachées la gale ou quelque phtiriase.
On conçoit facilement, étant donné l'abondance des pyodermites et les complications qu'elles entrainent, tout l'intérêt que présente leur traitement, car, ainsi que nous l'avons déjà dit, elles peuvent traîner très longtemps si on les néglige.
Ce chapitre doit être divisé en deux parties, l’une concernant le traitement local, légitime que réclament les pyodermites, l’autre le traitement général.
ÎI. — Traitement local.
Les grands bains sont très nuisibles, car ils favorisent la pullulation microbienne. Les émollients et les. ongents cicatrisants ou réputés tels, paraissent avoir été usités de tout temps, soit à nu ou recouverts d’un pansement.
Nous croyons devoir signaler ici le grand danger des pansements occlusifs : Sirugues rapporte qu’une jeune fille atteinte d'impétigo, fut prise d’une anasarque généralisée pour avoir été traitée par des applications de pommades sur la tête et le port d’un bonnet de caoul-
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chouc. Guinon a vu survenir une néphrite hémorragique chez une petite fille dont on avait traité l’impétigo avec des compresses d’eau d’Alibour appliquées en permanence et recouvertes de taffetas hermétique.
Maintenant que la théorie de l'infection est connue, on a adjoint à ces pommades des antiseptiques; mais pour que l’action de ces antisepliques soit vraiment eflicace, il faut que les germes puissent être atteints directement; aussi faudra-t-il en première ligne assurer le contact des topiques et des agents pathogènes.
Sans craindre de mettre à nu des surfaces irritées el suintantes, il importe donc d'enlever les croûtes qui cachent et protègent les surfaces infectées et sous lesquelles les pyocoques cultivent à leur aise.
Pour déterger la région malade de ces croûtes épaisses, on aura recours aux pulvérisations d'eau bouillie ou aux pansements humides. Mais on aura soin, si on utilise ces derniers, de ne les laisser en place que pendant quelques heures, car l'humidité entraine la macération de l’épiderme favorable à l’auto-inoculation. Il est d’ailleurs d'observation courante que tout pansement humide appliqué pendant 48 heures surtout si
“un imperméable lui est adjoint, détermine, même sut une peau saine l'apparition de bourbouille ou de folliculites, en tout cas de pyodermites.
Il vaudra mieux souvent se servir de vaseline stérilisée ou de cataplasmes de fécule (très adoucissants), qui remplissent le même rôle et amènent rapidement la chute des croûtes les plus épaisses et les plus anciennes.
‘On ouvrira les pustules au ciseau mousse, on récli-