‹ Les Pyodermites et leurs TraitementsChapitre 8 sur 20 · LS CE · texte numérisé non relu

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nera à la pince, on excisera tous les lambeaux d'épiderme décollés el au tampon, sans frotter pour ne pas inoculer les parties voisines, on enlèvera le pus de tous les recessus.

Cette manœuvre de premier netloyage, si capitale s accompagnera dans le sycosis, de l'épilation de la région touchée : il ne faut pas comme nous l'avons vu faire souvent, appliquer sur la peau un produit de formule aussi remarquablement composée que possible, sans avoir fait le nécessaire pour que l’action attendue puisse avoir lieu.

On ne doit pas, répétons-le, même si l'on soupçonne des vertus miraculeuses à un antiseptique, le mettre d'emblée sur une peau recouverte de concrétions.

En outre, sous prétexte de faire de l’antisepsie cutanée, on surajoute quelquefois à la lésion primitive des lésions indéfinies.

Ils sont si nombreux les produits que l’on a employés, que toutes les combinaisons USE paraissent avoir - été mises à l'épreuve.

Certains d’ailleurs sont à exclure de façon la plus absolue. |

L'eau oxygénée, le nitrate acide de mercure, les solutions d'oxy-cyanure de mercure à 5/1000 ou de sublimé au 1/1000 altèrent plus la peau que les germes nocifs et leur application prédispose à l'infection les téguments voisins. |

L'éther, et l'alcool à 95 degrés, qui déjà employé par Ambroise Paré, a donné quelques bons résultats, ne présentent pas cet inconvénient ; ils provoquent passa-

gèrement une désinfection énergique, mais leur volatilité rend difficile leur application; et en réfrigérant par leur évaporation, ils provoquent une vaso-constriction très contraire à l’évolution naturelle des pyodermites.

L'iodacétone a donné tout au début d'infections encore très superficielles de bons résultats, mais il n’influence plus la lésion sitôt que celle-ci a gagné une faible profondeur.

Bien qu'ils soient à rejeter parce que très douloureux, Aschner emploie les badigeonnages au formol à 4 p. 100 et ne se sert de pansements que pour les très gros furoncles; il renouvelle le badigeonnage chaque jour jusqu'à ce qu'il ne se reproduise plus de pustules nouvelles, après quoi il incise.

Il a préconisé cette méthode comme rapide et pouvant se pratiquer facilement, même en campagne. Après lui, von Worenski la recommande, combinée à l’héliothérapie. Nous lui ferons le gros reproche de devoir se terminer par une manœuvre chirurgicale qui doit être évitée.

Soresi a proposé dans la furonculose, l'introduction de I à If gouttes d'acide phénique pur au moyen de l'aiguille de Pravaz et de la seringue de Luër. L’aiguille doit entrer seule dans le trajet du poil et le piston descendre par son propre poids; il y aurait anesthésie absolue et le repos local seul serait nécessaire. Ce procédé nous paraît devoir nécessiter beaucoup d'adresse et n’est applicable que pour des furoncles jeunes. |

La liqueur de Labarraque, ou solution officinale d’hypochlorite de soude, est employée étendue de 4 à 20 fois

son volume d’eau; son dérivé, la liqueur de Dakin, a été employée « larga manu » pendant la guerre. Toutes deux ont pu donner des succès mais elles sont à manier avec précaution, car susceptibles également d'abimer l'épiderme sain.

Le permanganate de potasse, recommandé par Kromayer en solution à 4/1000° produit des effets appréciables ;ilest à utiliser surtout dans le cas d'association de bacille pyocyanique et le fait de tacher le linge limitera son emploi.

‘ Le nitrate d'argent employé en crayons ou en solutions de concentration variant de 1/10° à 1/200° est avantageux entre les mains de personnes expérimentées. Il empêche les bourgeons charnus et amène une rétrocession rapide des lésions. Il faut cependant être prudent dans son usage, faute de quoi il peut entraîner des ulcérations assez profondes. Kromayer s’en sert, combiné avec le baume du Pérou, L'acide borique et sa solution à 4/1000° ou eau boriquée ont pu, parce qu’acides, montrer une certaine efficacité.

Très défavorables le salol et le menthol sont à proscrire de la façon la plus absolue.

L'iodoforme pur ou camphré à 5p. 100, la pommade de Reclus que l'on trouvait dans tous les postes de secours, et la teinture d'iode, ont joui d’une vogue que rien ne justifie.

Valent beaucoup mieux : la poudre de Lucas-Championnière à l'iodoforme désodorisé, la poudre de Vincent à l’hypochlorite de chaux, le sous-carbonate de fer (employé dans l'echtyma en pâte à 1/40-), le derma-

tol ou sous-gallate de bismuth, l’aristol ou diiodothymol et le thymol en solution alcoolique à 1 p. 100.

Les pansements glycérinés seraient, pour Bonnet, favorables dans la furonculose, et exposeraient fort peu aux auto-inoculations. Le glycérolé d'amidon détruirait le staphylocoque (De Massary). Additionné d'acide borique (10 p. 100), il constitue un topique de choix et a sous cetle forme été préconisé par Gallois.

Les liquides colorés ont été très en honneur : le bleu de méthylène chimiquement pur en solution à 1 p. 1000 a élé très vanté dans le traitement de l’impeligo comme il l'avait élé dans celui des angines. Tout le monde a vu de jeunes écoliers, la figure ainsi sillonnée de couleur bleue. Sans qu'on puisse s'expliquer le mécanisme de son action, celle-ci ne paraît pas douteuse; mais comme la fuschine phéniquée de Ziehl (méthode de Triboulet), il ne paraît pas devoir être trop recommandé, car les croûtes avec ces produits se reproduisent facilement.

L'acide picrique a été prohibé dans les hôpitaux militaires pour éviter la supercherie des ictères provoqués. Nous l'avons pourtant vu associé aux deux colorants précédents et son adjonction n’amenait pas une guérison plus rapide. Le spectacle de ces militaires polychromes, ainsi transportés d'hôpital en hôpital, était à la fois pénible et burlesque.

Quant au sérum de Leclainche et Vallée qui, en pansements, favorise la leucocytose et la régénération des éléments anatomiques, il a ainsi que la pommade à l'argent colloïdal donné des résultats incontestables.

Mais plutôt que ces divers procédés, nous aimons

ren Re

mieux une fois les croûtes enlevées, les pulvérisations à

l'eau résorcinée à 2 p. 100 et mieux encore les cautérisa-

lions à l'eau d’Alibour, suivies d'application de pom-'

mades mercurielles au précipité jaune on au précipité blanc; topiques de choix qui, toul en étant capables d'agir en surface, ne possèdent aucune propriété irritante susceptible de troubler la défense naturelle de la peau contre les microbes.

L'eau d’Alibour ou collyre de Saint-Jenneron était déjà utilisée au xvi° siècle. Sa formule était :

SUTATRR TS ANCAENEMR RENNES 70 SITE ACC UINT CR I EEE 20 CARD EE re ER EE eRUTE, 10 STD TS RE M EE . & ARRET EN En a ni LE ras 000

- additionnée d'eau de laurier cerise elle constituait la lotion contre la mentagre du Docteur Richard, de Soissons.

Il ne semble pas utile de remplacer l’eau par une décoction de rue (ruta-graveolens), mais le camphre peut être remplacé par l’eau-de-vie camphrée et Sabouraud a fixé comme suit sa composition :

Eau-de-vie camphrée . . . 5 grammes.

Subate:dépainent: ur 4 4 Sultatesde cuivre. 1. l — . Temture de safran . . . . 0 gr. 50 Eau. distillée . + , 1,000 cms.

On l'emploie coupée au 1/3 de son volume d'eau et on peut plus simplement formuler :

PONS OS RSR 2 RE ME SE AE SP Eatesaturée de Camphre, 1,050, 27, 300

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