‹ Les pyométries: Dans le cancer du col de l'utérusChapitre 6 sur 18 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Avant d'aborder notre sujet c'est pour nous un devoir de renrercier tous ceux qui au cours de nos études médicales ont bien voulu nous témoigner quelque sympathie.

Nos respectueux remerciements vont d'abord à Monsieur le Médecin Principal de 1° classe Renaut, qui a toujours eu pour nous beaucoup de bienveillance.

A Monsieur le Médecin Major de 1" classe Martin, qui nous donna ses soins dévoués durant notre première année d'Ecole.

À tous nos maïtres civils et militaires.

À Monsieur le Docteur Toy, médecin chef de l'Asile d’'Aliénés d'Aix-en-Provence qui pendant les trois mots passés sous sa direction ne nous ménagea ni ses encouragements nises conseils,

A Monsieur le Docteur Goullioud, chirurgien de l'hôpital Saint-Joseph qui mit si obligeamment ses observations à notre disposition.

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Historique

« La pyométrie est l'accumulation, la rétention d’une certaine quantité de pus dans la cavité utérine, cet accident est commun-à divers états pathologiques de l'utérus ». Telle est la définition de la pyométrie que donnent Brissaud, Pinard et Reclus dans leur ouvrage sur la € Pratique médico-chirurgicale ».

Longtemps la pyométrie fut une trouvaille d’autopsie, le mot lui-même n'était pas prononcé, on parlait de collections aqueuses de l'utérus, d’hydrométrie, et cela malgré les caractères nettement purulents des liquides de rétention. Le premier ouvrage où l’on trouve quelques cas de cette complication du cancer du col de l'utérus, parait être la thèse de Lafosse, en 1816, sur les collections aqueuses dans l'utérus. Dance, en 1829, en publie une observation (1). Puis en 1833, Madame Boivin et Dugues dans leur traité des maladies de l’utérus et des annexes, en donnent quelques exemples au chapitre : Hydrométrie.

(1) Arch. de Médec., Oct. 1829

LP

Nonat, en 1860, dans son traité pratique des maladies de l’utérus et des annexes, Grisolle, en 1864, dans sa pathologie interne, s'occupent du rôle dévolu aux néoplasmes dans ces rétentions. Nous signalerons les cas publiés en Allemagne par Brachmann, Brislau, Léopold; en Angleterre, par Galabin et Mathews Duncan.

Les observations ensuite se multiplient à partir de l'ère antiseptique qui permet une plus grande extension aux opérations gynécologiques. Nous citerons parmi les auteurs qui se sont occupés de la question HoÏmeier, Weiss, Vaurtin, Bürkle, Arthur Lewers, Walter Tate, Léa, Segond, Legueu et Rebreyen, Tedenat, de Rouville, Bégouin.

Les derniers ouvrages parus sur la question sont la thèse de Bratoff (Nancy 1 897-98), celle de M'"° Zabloudowsky (Bordeaux 1900), l'ouvrage de Récamier sur le traitement du cancer utérin inopérable (1906) et la thèse de Lomon (Paris 1907).

Etiologie et Pathogénie

Les-pyométries sans être très fréquentes au cours des cancers du col de l'utérus, ne doivent cependant pas être considérées comme de très rares exceptions.

Bürkle a rencontré 17 cas de pyométrie au cours de 273 hystérectomies vaginales totales pour cancer utérin, ce qui donne un pourcentage de 6,2.

Lewers,au cours de 67 hystérectomies, dont 57 pour cancer du col, en a observé 2 cas, et M. V. Tate, 5 sur 54 hystérectomies pour cancer du col également.

Tedenat dit n'avoir rencontré-cette complication que 8 lois et Bégouin estime a 10 °/, le nombre des pyométries au cours des cancers utérins.

Dans le service du Professeur Pollosson sur 100 cancers utérins par an, avec une moyenne opératoire de 80, on ne compte depuis 1904 que 4 cas compliqués de pyométrie.

Par l’examen des observations publiées à ce sujet, on constate, que le maximum de fréquence de la maladie se rencontre de 55 à 65 ans, qu'en règle générale les femmes qui en sont atteintes, non seulement ont

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