‹ Les Pyosepticémies MédicalesChapitre 14 sur 92 · USINE · texte numérisé non relu

USINE

SEruM. — Liquéfié.

3) Virulence.— Le bacille septique estextrêèmement virulent pour le cheval, le mouton, le porc, le lapin et le coboye; chez le chien la lésion reste souvent locale ; le veau paraît réfractaire. Une première atteinte confère l’immunité.

Chez l’homme, on observe parfois la septicémie produite par ce microbe, et fréquemment on observe alors la gangrêne gazeuse. Krannhals l’a rencontré exclusivement dans plusieurs cas de la septicémie trés grave connue sous le nom de maladie des chiffonniers

(Hadernkrankheiït des Allemands).

Bacille liquéfiant. — À ces espèces microbiennes bien déter-

minées nous devons joindre un bacille étudié par M. Haushalter dans un cas d'infection septicémique typique au point de vue clinique dont on trouvera plus loin l'observation (obs. n° 19) et dans lequel ce microbe fut trouvé seul, en cultures pures.

1) Morphologie. — Bacille court, assez mobile.

2)Cultures.-- AGar.— Croissance rapide à 37°. Trainée blanche le long de la strie, puis couvrant bientôt la surface de l’agar sous forme d’une membrane lisse, grisätre ou plutôt d’un blanc sâle, irrisée.

Les cultures sont extrêmement fétides ; dans les vieilles cultures cette odeur va en s’atténuant ; au bout de 3 semaines il ne reste plus rien de l’odeur horrible du début.

GÉLATINE. — En piqure, développement en fine dentelure le long de la piqure. À la température de la chambre, au bout de 2 à 3 jours on observe une cupule de liquéfaction débutant à la surface, au bout de 8 jours, la surface de la gélatine est entièrement liquéfiée. Après 15 jours, on a absolument l'aspect de la liquéfaction par le staphylocoque.

POMME DE TERRE. — Le 3° jour, le long de la strie, culture gris—

jaunatre, mate.

Odeur aigrelette de pomme de terre.

Oil

Ce bacille liquéfiant est extrêmement virulent à l'égard du cobaye, du lapin.

Ce pouvoir de liquéfaction nous paraît, sauf peut-être avec une plus grande fétidité, le seul caractère qui différencie ce bacille de celui d’Escherich.

Jusqu’à présent il n'existe qu’un nombre très restreint d'observations dans lesquelles ce bacille a été constaté.La plus intéressante a été relatée par Lévy (de Strasbourg), obs. n° 26).

Cet auteur lui assigne les caractères suivants :

Il mesure 1.4 à 1.54 ; sur gélatine, les colonies superficielles sont irrégulièrement délimitées, granulées, augmentant jusqu'aux dimensions d’une pièce de 20 pfen., de couleur gris blanchâtre. La gélatine est liquéfiée.

Sur agar, en strie, colonies épaisses, gris pâle, dans les deux premiers jours, puis recouvrant bientôt toute la surface.

Sur pomme de terre, développement abondant, comme en gazon touffu, élevé.

Optimum de la croissance, 30 à 35°.

Très pathogène pour la souris blanche ; le cobaye est réfractaire ; inoculé sur l’œil d’un lapin, il provoque de l’inflammation, la conjonctivite, l’iritis, la xératite et la suppuration du corps vitré.

En injection sous-cutanée, on observe une rougeur diffuse, la tuméfaction, l’infiltration, qui atteignent leur maximum en deux jours, puis la régression.

L'auteur, qui part de sa découverte pour soutenir que le streptocoque n’est pas le seul microbe capable de provoquer la pyémie, propose le nom du « Bacillus Pyämicæ ».

Ce bacille paraît identique à celui que nous avons décrit ci-dessus,

Parmi les observations rapportées dans la thèse de Lion, nous trouvons deux fois signalé un court bacille mobile, liquéfiant la gélatine très énergiquement, avec développement d'une odeur fétide, nous pensons qu'il appartient à la même espèce, bien que les

caractères de détermination soient bien vagues (obs. V de Lion).

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