LES MICROBES DE LA SURFACE CUTANÉE
CONTAMINATIONS EXTERNES.
LES MIGROBES PATHOGÈNES peuvent être apportés du monde extérieur, ce sont les modes “e contaminations diverses, professionnelles, accidentelles.
Nous venons d'étudier les microbes capables de produire les infections médicales et leur mode d'action. D'où viennent ces éléments pathogènes ? Ils peuvent être apportés du monde extérieur, ou bien avoir élu domicile depuis plus ou moins longtemps déjà dans l’organisme.
Habitat des microbes pyogènes vulgaires dans l’organisme
VOIES DIGESTIVES. — Les microbes pullulent dans la bouche ; laissons de côté les microbes exclusivement saprogènes ou indifférents, pour ne nous occuper que de ceux qui peuvent être pathogènes. M. Netter a constaté dans la
salive de sujets sains le pneumocoque de Talamon-
Fraenkel ; on le retrouve normalement chez 1/5 des sujets n'ayant jamais eu de pneumonie et chez 80 °/, de ceux qui ont été atteints de cette maladie, même 10 ans auparavant. Le streptocoque existe dans la salive de 5.5 co des sujets sains, le pneumo-bacille encapsulé de Friedlandr, dans 4.5 °/. Miller, Vignal, Biondi, ont presque constamment rencontré le staphylocoque ; le bacille diphtérique est fréquent. |
L'intestin, a dit Legendre, est le paradis des microbes ; là, en effet, se trouvent réunies toutes les conditions les plus favorables de culture. Vignal a trouvé plus de 20 millions de microorganismes par décigramme de matière intestinale. Parmi ceux-ci, le streptocoque, le staphylocoque blanc et doré, le bacterium coli commune, nous intéressent particulièrement.
D'après les recherches de Popoff, les bactéries apparaissent dans l'intestin peu de temps après la naissance chez les nouveau-nés qu'on laisse téter, et d'autant plus abondamment qu'on les laisse téter plus tôt.
Quant au méconium, il ne renferme jamais de microbes ; l’invasion du tube digestif, au contraire de ce que disait Escherich, se fait toujours de haut en bas.
VOIES RESPIRATOIRES. — Les microbes pathogènes se rencontrent très souvent dans les premières voies respiratoires.
Von Besser, examinant à ce point de vue les cavités nasales de 81 personnes, a trouvé dans le mucus :
{4 fois le diplococcus pneumonie.