‹ Les Pyosepticémies MédicalesChapitre 17 sur 92 · TRUE · texte numérisé non relu

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14 fois le staphylococcus aureus.

7 — streptococcus pyogenes.

2 — bacille de Friedlænder.

Dans le mucus du larvnx, dans 5 examens :

5 fois le streptococcus pyogenes.

3 — staphylococcus aureus.

Dans le mucus bronchique normal, dans 10 cas:

2 fois le Streptococcus pyogenes.

3 — pneumocoque.

3 — staphylococcus aureus.

1 — bacille de Friedlænder.

A mesure que l’on s'éloigne de l’extrémité supérieure du conduit aérien, les éléments microbiens deviennent de plus en plus rares. Cependant, étant donné le large abouchement de la portion septique et de la portion aseptique, la contamination de cette dernière se fait facilement.

VoiEs GSNITALES. — Les recherches de Haussmann, Kustner, Lomer, Bumm, et surtout celles de Winter, nous ont bien fait connaître l’état microbien des voies génitales. (Chez la femme saine, il v a deux zones bien distinctes, l’une normalement aseptique, cavité utérine et trompes ; l’autre est la zone bactérienne, col et vagin, où l’on trouve des microbes pathogènes dans la moitié des cas observés, le streptococcus, et le staphylococcus pyogènes, aureus, albus et citreus.

D'après Strogonoff, qui a étudié le mucus vaginal des

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petites filles âgées de 5 heures à 8 jours, les miCroorganismes font défaut au moment de la naissance, mais leur nombre va rapidement en augmentant les jours suivants.

De plus, chez les femmes antérieurement attentes de métrite, il persiste indéfiniment dans les culs-de-sac glandulaires de la muqueuse, des microbes pyogènes ; on pressent tout de suite le danger, lorsque, dans un accouchement, la rupture du col, par exemple, pourra ouvrir de ces cryptes glandulaires et mettre le microbe à jour : il peut y avoir là de ces cas d'infection inévitable dont nous avons déjà parlé.

Burgubru à dernièrement fait l’étude bactériologique de la sécrétion vaginale de 12 femmes enceintes n'ayant subi aucune exploration manuelle. Dans deux cas, ül a trouvé lestaphylocoque pyogène blanc, capable de produire la suppuration de la chambre antérieure ou du corps vitré de l'œil du lapin ; une fois il a trouvé un streptocoque dont les inoculations ont toujours été négatives.

VOIES URINAIRES. — Les voies urinaires normales sont très résistantes aux infections bactériennes, ainsi que l’a bien démontré Legrain.

Rovsing, étudiant l’awsèlhre de 15 hommes, 10 femmes et 5 jeunes garçons, n'ayantjamais eu d'affection uréthrale, a trouvé dans 8 cas des staphylocoques, des streptocoques, des diplocoques, très nettement pyogènes quatre fois.

Les microbes trouvés par Petit et Wassermann dans l’urèthre, n'étaient pas pathogènes.

La vessie, normalement, ne contient pas de microbes, et l’urine, lorsque les premières gouttes ont balaï'é lecanal

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uréthral, doit être aseptique. Non seulement, l’urine est aseptique, mais encore, grâce probablement aux phosphates acides qu’elle renferme, elle est douée d'un pouvoir antiseptique d’une certaine puissance, suflisante pour détruire en 24 ou 38 heures des streptocoques ou staphylocoques pyogènes injectés dans une vessie saine. Mais l'infection devient facile si les conditions de résistance de la muqueuse vésicalé sont troublées par des congestions, des irritations, et surtout par la rétention urinaire d'une certaine durée.

SURFACE CUTANÉE. — La peau, elle aussi est l’hôte habituel de microbes pathogènes, et en premier lieu, du staphylocoque qui se rencontre presque constamment à sa surface. Ils existent également dans les glandes cutanées et autour des bulbes pileux.

Les microbes pyogènes, hôtes de la surface de revêtement, manifestent fréquemment leur présence par les suppurations qui peuvent l'attemmdre. On sait combien la peau de certains malades, comme les diabètiques, les scrofuleux, est sujette à ces suppurations locales. D'ailleurs, les expériences de Garré qui put déterminer sur son bras un volumineux anthrax, par friction avec une culture de pus d'ostéomyelite, ont démontré que la peau, même saine, n’est pas un obstacle à l'introduction des microbes, qui, probablement, se localisent d’abord dans les orifices des glandes cutanées ou plutôt peut-être dans les cryptes des bulbes pileux, puis de là, envahissent les couches profondes.

Les microbes pyogènes des infections vulgaires peuvent donc habiter déjà l'organisme au moment où une

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perturbation pathologique leur rend leur virulence, et, d'indifférents, les transforment en microbes nocifs.

Contaminations externes

D'autres fois, les agents pathogènes sont apportés du monde extérieur ; on voit alors intervenir les modes de contamination de toute espèce, tels que les piqüres anatomiques ; la mort de Blanc (de Lyon), vient de nous montrer le lamentable exemple d’un médecin contractant une septicémie rapide en soignant une femme atteinte d'infection puerpérale ; et réciproquement, cette maladie peut être consécutive au toucher pratiqué en dehors des règles de l’aseptie. Il existe des modes de contamination résultant de professions spéciales, comme la maladie des chiffonniers généralement provoquée par le bacillus septicus. Nous ne pouvons ici insister sur ces modes d’infection externe, qui peuvent varier à Pinfini.

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