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40 °/,. du 1° avril au 12 août, de sorte que #5 ‘/, de ces cas ont été observés en 5 mois. De même en 1891, sur 133 cas, 115 se sont présentés dans les 6 premiers mois ‘de l’année, soit 87 °/,. Remarque curieuse, pour le rnumatisme articulaire aigu, dont nous ne voulons ici en rien préjuger de la nature, le même phénomène se produit: en 1890, sur 33 cas, 15, presque la moitié, sont observés du 15 avril au 1" juillet, en 2 mois 1/2; en 1891, sur 52 cas, 31, soit 61 °/., arrivent en 4 mois 1/2, du 1° mars au 15 juillet, donc à la même saison que l’année précédente. C’est également au moment où le nombre des pneumonies atteignait son maximum. |
On à voulu faire jouer un rôle à l’état hygrométrique de l’atmosphère : l’année dernièreon a invoqué l'humidité de la saison comme cause de l’épidémie d’influenza; cette année, où cette interprétation ne sera certainement pas tentée, on veut l'expliquer par la rareté de l'ozone dans l’athmosphère.
INFLUENCE DES ÉPIDÉMIES RÉGNANTES. — À côté de l’influence de l’époque, il faut compter avec les épidémies régnantes. C'est ainsi que la grippe ne paraît pas seulement prédisposer l'organisme affaibli aux invasions microbiennes, mais elle exalte certainement la virulence des staphylocoques, des streptocoques, des pneumocoques ; nous nen voulons comme preuve que les nombreuses affections surajoutées. Lemaximum des cas de pneumonie et de broncho-pneumonie, dont nous avons relevé le diagnostic, coïncide, pour ces deux années, avec les épidémies grippales. La rougeole et la scarlatine agissent dans le même sens.
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INFLUENCE DES ASSOCIATIONS BACTÉRIENNES ET DES PRO- DUITS PUTRIDES. — [action renforcante des associations bactériennes, est si nette, que Achalme a pu baser sur elle un procédé capable de rendre la virulence au streptocoque, en injectant dans le sang du lapin, en même temps que la culture en question, des microbes saprogènes ou de leurs produits. De même déjà, Roger avait rendu le lapin sensible au charbon symptomatique, et avait tué des lapins avec des cultures complètement inoffensives de Streptocoques ou de pneumocoques, en injectant en même temps quelques gouttes de culture de micrococcus prodigiosus, ou bien le précipité alcoolique de la solution glycèrinée de cette culture, qui ne perd cette propriété renforçante qu’à 130°.
INFLUENCE DES ÉTATS MORBIDES. — Certains ééats morbides réveillent et exaltent la virulence des microbes. Un exemple nous en est fourni par l’action de la diarrhée sur le coh-bacille; ce bâtonnet, hôte constant de l’intestin, s’y comporte habituellement comme saprogène et n’est nullement nuisible ; il n’est pathogène expérimentalement que si on l’inocule à dose très massives. Mais, que sous l'influence la plus banale, la diarrhée apparaisse, le coli-bacille prend aussitôt une grande virulence, et il ne faudra qu’une dose bactériologique d'unc culture provenant de ces selles pour tuer l’animal en expérience (1). Et, s’il existe une lésion quelconque de la paroi
(1) Il faut tenir compte, croyons-nous, de ce fait dans l'appréciation du rôle de la méthode de Soxhlet pour l'allaitement des enfants. Certainement la cuissor
intestinale, si elle est traversée par ce microbe virulent, on peut assister à l’évolution d'accidents graves, tels que ces broncho-pneumonies qui ont été signaleés chez l'enfant par M. Sevestre, puis par nos maîtres, MM. les professeurs Macé et Simon, qui en ont rapporté trois cas, par MM. Lesage, Gastou et Renard, sous le nom de broncho-pneumonie infectieuse d'origine intestinale; plus loin nous en rapportons une nouvelle observation très intéressante. Parfois même on voit des phénomènes beaucoup plus graves encore, d'infections généralisées.
INFLUENCE DU PASSAGE A TRAVERS CERTAINS ORGANISMES. — La virulence du microbe est encore exaltée par son passage à travers certains organismes. M. Roger arrive à rendre virulente une culture de streptocoque presque inoffensive en l’inoculant, à dose très massive, dans la veine de l'oreille d’un lapin, et en produisant ainsi de
prolongée débarrasse le lait des éléments microbiens qu’il contient, mais tant que l'organisme fonctionne régulièrement, ces microbes ne sont pas à craindre; ce qui le prouve, c'est que le lait de femmes accouchées saines, bien portantes et ne présentant aucune lésion des seins, renferme des éléments microbiens nombreux ; Pallesko y à presque toujours rencontré le staphylococcus pyegènes albus ; et cependant les enfants élevés au sein n’ont presque jamais la cholérine. Mais, ainsi que l’ont démontré MM. Budin et Chamagne, et ainsi que nous l'avons plusieurs fois constaté, la cuisson prolongée détermine une modification profonde dans le mode de coagulation du lait de vache; il se coagule alors en fins grumeaux au lieu de se cailler comme auparavant en volumineux caillots. On peut dès lors considérer que ces gros caillots indigestes provoquent des troubles gastriques sous l'influence desquels le coli-bacille, devient pathogène et produit la cholérine.La méthode de Soxhlet agirait donc doublement, en aseptisant le lait et en ne lui permettant pas d'amener du dehors des microbes pouvant devenir pathogènes ; et surtout en rendant le lait plus digestif et en l’empêchant de provoquer des troubles gastriques capables d’exalter la virulence des microbes existant déjà dans l'intestin.
force une infection; une culture faite avec le sang de ce lapin est plus virulente que la première ; et la virulence s'accroît avec chaque nouvelle inoculation. C'est un phénomène analogue qui se passe dans les épidémies : la maladie, atteignant d’abord les sujets prédisposés, exalte sa puissance, et les cas sont alors beaucoup plus graves; puis, peu à peu, le cadre des sujets les plus aptes étant épuisé, ceux qui le sont moins sont atteints, et la virulence s’atténue de plus en plus, jusqu'à devenir nulle ; l'épidémie est en décroissance. 11 y a longtemps que les anciens accoucheurs ont vu les épidémies d'infection puerpérale débuter par des cas avec simples accidents localisés, peu graves, puis les cas graves suivre, les cas foudrovants venir ensuite.
INFLUENCE DU PASSAGE A TRAVERS CERTAINS ORGANES. — La virulence s’exalte non seulement en passant à travers certains organismes, Mails aussi en passant par certains organes. Le streptocoque inoffensif peut devenir très actif dans un utérus où est resté un fragment de placenta qui entre en putréfaction. C’est la réalisation spontanée du procédé de Achalme.
Ce streptocoque ainsi renforcé devient non seulement très virulent pour l’organisme envahi, mais il devient encore doué d'un pouvoir de contagosité extrêmement marqué.