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l'acide, donnera donc fatalement des chances plus nombreuses à l'infection.
Il en est de même de la sécrétion urinaire; une modification dans la proportion des phosphates influencera son pouvoir bactéricide. Mais ici, l’action la plus impor
tante appartient aux phénomènes de rétention qui facili-
tent l’alcalinisation de l’urine ; or, non seulement l'urine ammoniacale n’est plus antiseptique, mais elle est devenue un excellent milieu de culture pour les microbes. La rétention urinaire permet ainsi l'installation d'un foyer microbien, où le principal rôle a partient au col-bacille, et qui est une menace continuelle d'infection.
CIRCONSTANCES QUI FONT LOCALEMENT OBSTACLE À LA PHA- GOGYTOSE. — Le traumatisme.— D'après M. le professeur Duplay, la pneumonie à pneumocoque et la bronchopneumonie à agents microbiens multiples, sont la complication la plus fréquente des contusions du thorax ; complication bénigne, d’ailleurs, parceque l'individu est saisi en pleine santé et doué d’une force de résistance considérable.
Depuis longtemps, on a observé l’action du traumatisme sur la localisation du microbe de l’ostéomyélite ; en fracturant une patte d’un jeune cobaye, auquel ils avaient inoculé antérieurement du streptocoque, MM. Lannelongue et Achard, produisent à volonté le petit nodule puruient enkvysté, caractéristique de l’ostéomyélite chez les animaux. Dans leservice de M. le professeur Heydenreich nous avons vu une ostéomyélite extrêmement grave de l’extrémité inférieure du fémur gauche consécutive à un choc
de la région avec une chaise, et un phlegmon diffus du dos de la main et de l'avant-bras, chez une femme de 65 ans, suite d’un simple coup donné avec une règle par un enfant de 2 ans, sans aucune éraillure de la peau.
Le traumatisme peut agir soit directement en modifiant la nutrition interne des tissus, soit par action inhibitive sur le système nerveux.
Le froid. — C'est l’une des notions étiologiques et pathogéniques que l’on ä le plus fréquemment incriminée, sans savoir par quel mécanisme elle agissait ; on a accusé soit l’action du froid pénétrant subitement dans les bronches, soit surtout le réfroidissement brusque de la peau quand le corps est en sueur. Riégel et Ackermann ont pu réaliser expérimentalement ces troubles ; en surchauffant un animal, ils ont constaté la dilatation considérable des vaisseaux périphériques, et, après refroidissement brusque, le sang qui gorge le réseau vasculaire cutané amène des congestions MOULE le terrain est tout prêt pour l'infection.
Holm, inoculant une culture de bacille pyocyanique à deux séries de lapins vaccinés, refroidit les animaux appartenant à l’une de ces séries ; la température tombe de 39 à 34 et 32°; 4 heures après le début de l’expérience, il examine les points d'inoculation, et constate une diapédèse extrêmement active chez les animaux restés libres, et presque nulle chez les refroidis. M. Bouchard, en refroidissant progressivement des cobayes, à pu au bout de 2 ou 3 heures constater la présence de colonies bactériennes dans le sang. — Wood a rapporté des cas de pyohémie
survenue chez des alcooliques sous la seule influence occasionnelle du froid.
CIRCONSTANCES FAISANT OBSTACLE A LA PHAGOCYTOSE PAR INHIBITION GÉNÉRALE. — Modification dans l'action du système nerveux. — L'action des troubles du système nerveux à été bien mise en évidence. M. Bouchard à montré l’action probable du système nerveux sur les actes de la défense de l’organisme; ce serait lui, nous l'avons vu, qui, par l'intermédiaire du système veso-moteur, réglerait en partie l’appel des globules blanc. |
C'est ainsi qu’on peut obtenir expérimentalement une inflammation en tout point comparable à la pneumonie catarrhale, chez un animal auquel on à injecté des pneunocoques après avoir pratiqué la double section des nerfs vagues. J. Schon à trouvé dans les pneumomies expérimentales, un bacille et un diplocoque donnant une pneumonie mortelle aux lapins auxquels on l’a inocuiée de nouveau.
Les auteurs qui ont inoculé le streptocoque dans le tissu cellulaire des deux oreilles d’un lapin après section de l'un des nerfs auriculaires ont obtenu des effets assez contradictoires. Alors que Roger a constaté dans ce cas la guérison plus rapide de l’érysipèle, Paolis et Ochotine ont vu Phyperhémie vaso-paralytique rendre plus intense cet erysipèle expérimental.
La clinique arrive aux mêmes résultats que l’expérimentation; Rosenbach à constaté que chez les vieux hémiplégiques, c’est presque toujours du côté paralysé que se fait l'hépatisation pneumonique. M. Ferré a cherché l’in-