‹ Les Pyosepticémies MédicalesChapitre 77 sur 92 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° À côté des pyosepticémies puerpérales et chirurgicales, 1l existe une catégorie de pyosepticémies médicales : elles ne diffèrent d’ailleurs que par les circonstances au milieu desquelles elles naissent. Ô

Elles sont déterminées par les divers microbes vulgaires de la suppuration : elles sont donc poly-microbiennes et n’ont rien de spécifique.

2° Les microbes « à tout faire », agents de ces pyosepticémies, peuvent venir directement du dehors, envahissant l'organisme par une lésion cutanée ou muqueuse quelquefois minime ; la porte d'entrée peut même ne pas être lésée.

Ou bien, hôtes inoffensifs de l'organisme, ils exaltent leur virulence sous l’action de facteurs dépendants du milieu ambiant, ou de l’organisme lui-même.

Ou bien localisés dans une lésion ancienne, quelquefois latente, à un moment donné, ils se répandent dans l’organisme.

En tout cas, ces microbes vulgaires, plus encore que tout autres, ne sont pathogènes que par la faillite des multiples moyens de défense normaux de l'organisme.

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3 Ces pyosepticémies peuvent être primitives ou bien secondaires, survenant dans le cours d’une maladie spécifique antérieure qui leur prépare les voies; ou bien mixtes, évoluant en même temps que la maladie spécifique.

4° Qu'’elles soient primitives ou secondaires, 1es pyoseplicémies peuveut revêtir un certain nombre de formes :

a) Elles peuvent intéresser l'organisme dans sa totalité : les symptômes généraux sans détermination spéciale sont au premier plan.

b) Ou bien, dans le cours de l'infection générale, les

manifestations locales sont prédominantes et retiennent l'attention. Telles sont :

Les pyosepticémies à prédominance cardio-vasculaire, renfermant les endocardites, les aortites, déterminées par la localisation d’une infection vulgaire, et devenant ellemêmes point de départ de poussées infectantes.

Les pyosepticémies à prédominance broncho-pulmconaire, qui peuvent être, ou des localisations d’une infection, ou une infection locale pouvant devenir infectante.

Les pyoseplicémies à prédominance sur le système nerveux renfermant cerlaines formes de polynévrites, probablement certains cas de myélites aiguës.

Les septicémies à prédomin ince sur le système lymphatique : ce sont certaines formes d’adénie.

Les pyoseplicémies à prédominance cutanée renfermant d'une part certains groupes d’érythèmes polymorphes, de purpura, el d'autre part, des cas d'infection à manifes'ations bulleuses, aiguës ou subaiguës.

Les pyoseplicémies à prédominance sur l'appareil urinaire, les lésions de cet appareil pouvant être d'origine descendautes ou ascendantes, les premiers résullant d’une infection générale, les deuxièmes devenant infectantes.

Les pyosepticémies à prédominance héjatique, chapitre d'attente, ne renfermant encore que quelques cas d’ictérie grave.

Les pyosepticémies à prédominance osseuse : c'est l’ostéomyélite.

Les pyocepticémies à prédominance articulaire, caractérisées par des arthrites suppurées ou non.

° Le diagnosticest facile dans les formes pyohémiques, 1l se fera par élimination dans les formes septicémiques ; il aura de grandes chances de passer inaperçu quand la maladie sera secondaire.

6° Le pronostic immédiat est très grave; si la guérison survient le pronostic éloigné sera très réservé, la maladie laissant toujours des traces de son passage dans les reins, le foie, le système nerveux, etc.

Vu par le Président de thèse, ; ù - à Vu et permis d'imprimer :

Nancy, le 5 juillet 1893.

P. SPILIMANN.

Nancy, le 5 juillet 1893.

Le Recteur,

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