‹ Les Pyosepticémies MédicalesChapitre 76 sur 92 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Traitement

Dans sa thèse, en 1858, Frestier vantait beaucoup, dans la fièvre purulente spontanée idiopathique, l’effet du vin de vipère, du bézoard animal, et, surtout de la camomille à haute dose. Il ne nous indique pas la proportion des gué:risons obtenues par ce moyen.

Malheureusement, nous ne sommes pas beaucoup plus avancés qu'à cette époque. Comme dans toutes les infections graves, c'est aux toniques qu'il faut s'adresser pour soutenir l'organisme dans la lutte.

Suivant les indications, on tentera l'emploi des antiseptiques et antithermiques généraux, sulfate de quinine, acide salycylique, etc. ; dans les formes hyperthermiques, l'emploi des bains judici:usement réglés, peut être indiqué.

Si nous sommes presque désarmés, lorsque la pyosepticémie s’est déclarée, nous pouvons souvent empêcher son développement, dans les infections secondaires en particulier. On connait les beaux résultats obtenus par le prüfesseur Grancher dans son service par lesimple isolement des enfants atteints de scarlatine et de rougeole; il à pu ainsi restreindre dans d'énormes proportionsla quantité des bron-

cho-pneumonies, cette infection locale, qui chez l'enfant, devientsi souvent infectante. Le nettoyage répété, lantisepsie des cavités naturelles (bouche, oreille, etc.), de la peau, est de la plus haute importance. Nous savons le rôle de l’angine : les complications pyosepticémiques s’observent surtout dans les cas où il existe des angines graves, surtout des angines streptococciques à pseudo-membranes, eten particulier chez les malades soignés dans des salles où se trouvaient des érysipèles : ces complications sont rares chez les malades dont la gorge a été soigneusement traitée. [ly a là des indications très nettes que l’on ne devra jamais perdre de vue. Ici, comme pour tant d’autres maladies, il est plus facile de prévenir que de guérir.

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