LE FROMENT F*^ A 15 L
IHS. 1655.
PEDRRO DOYANTO.
Une jolie maison en granit rouge, avec contrefort à encorbellements, porte : 1584.
Une autre, cette date : ano 1610.
En passant, une remarque: quantité de ces maisons basques, non seulement à Saint-Jean-Pied-de-Port, mais dans tout le pays, ont été construites en 1789. A Versailles, puis à Paris, après les journées d'octobre , cette année - là , on allait fonder un bien autre édifice, au milieu de beaucoup de ruines; mais les cultivateurs basques ne bâtissaient point pour courtiser les législateurs des États généraux, grands bâtisseurs dans le spéculatif. Beaucoup d'indices feraient croire que la fin du xviii" siècle marqua le moment le plus prospère pour toute cette contrée. Les progrès de l'industrie agricole depuis cent ans, l'absence de guerre sur la frontière des Pyrénées depuis soixante, n'avaient pas médiocrement contribué à cette prospérité si peu durable.
puisque, quatre ans après, sur toutes ces montagnes, la guerre allait se rallumer.
L'église de Saint-Jean a sa tour et son porche; l'intérieur en olïre peu d'intérêt. Ce porche est passablement ruiné, plusieurs voussures y manquent. Elles étaient supportées par des colonnettes à accolades, reposant chacune sur une petite base carrée
se prcsenlanl par langle; une base commune les soutenait toutes. La voussui-e du fond, seule, demeure intacte ; elle est ogivale et porte comme ornementation dans son arc inrérieur de petites roses. Le tympan ogival s'appuie sur un ouvi-age très curieux, formé dun arc surbaissé que soutiennent deux corbelets il ligui-cs d'hommes. Ces liguivs senent de chapiteaux aux pieds di-oils de la porto. L'arc surbaissé est décoré, dans sa partie infé-