CHANTS BASQUES & BÉARNAIS
Nous donnons ici, comme dans le précédent volume, quelques spécimens de la musiijue populaire dans les beaux pays que nous venons de traverser.
La première des trois chansons qui suivent est béarnaise, et se chante partout, dans les châteaux, sous les chaumes, dans les pâturages et dans les champs, au pays d'Ossau, aux vallées de Nayet d'Orthez. Son origine est probablement assez ancienne; l'auteur en est inconnu.
Les deux autres sont des chants basques, d'auteurs également inconnus.
L'un, Artzana, parait moderne, mais il est si répandu que nous n'avons pas cru devoir le négliger. On pourrait l'intituler même : l'air national basque. Il se chante généralement à deux voix. L'allure en est vive et dégagée ; les syncopes qui le coupent en relèvent singulièrement le rythme : voiià bien la chanson du Basque agile, insouciant et libre.
L'air Ai/iarra(ze jaurejian est moins connu. On y remarquera la cadence finale qui vient se reposer sur la dominante d'après le mode grec hypophrygien, signe évident d'une haute antiquité.
Un Pyrénéen, bien connu à Paris dans le monde du journalisme et des arts, le jeune et savant M. Octave Fouque, sous-
bibliothécaire au Conservatoire, criticpie musical à la République française et compositeur distingué, a bien voulu harmoniser pour nous ces trois pièces populaires, et y ajouter un accompagnement de piano. La chanson béarnaise a été recueillie et transcrite par lui-même. Pour la chanson d'Artzaiia, il a suivi la transcription de Pascal Lamazou ', et pour l'air d'Alkarratze jauregian, celle de M, Sallaberry ',
1. 50 chants pyrénéens ncueîllia, chantas et publiés par Pascal Lamasou, avec accompagnement ds piano par Auber, Allard, Barthe, Cohen, Félicien David, Lacome, etc.
2. Chants populaires du pays basque, paroles et musique originales, recueillis et publiés avec traduction française par J.-D.-J. Sallaberry (de Mauléon).
MAOUDIT SIO L'AMOU