‹ Les Pyrenées françaisesChapitre 39 sur 41 · TRANSCRIT AVEC ACCOMPAGNEMENT DE PIANO PAR OCTAVE FOUQUE · texte numérisé non relu

TRANSCRIT AVEC ACCOMPAGNEMENT DE PIANO PAR OCTAVE FOUQUE

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Âtharratz jauregian bi zitroin doratii; Ongriako Erregek batto dû galthatii ; Arrapostu ûkhen dû eztirela huntû, Huntû direnian batto ûkhenen dû.

Atharratzeko hiria hiri ordoki, Hur handi bat badizû aide bateti ; Errege bidia erdi erditi, Maria — Maidalena beste aldeti.

Aîta, Saldû naizû idi bat bezala; Ama bizi ûkhen banû, ai ta, zû bezala, Enûndûzûn ezjuanen Ongrian behera, Bena bai ezkuntûren atharratze Salala !

Ahizpa, juan zitc portaliala, Ingoiti horra dûzû Ongriako Erregia ; H<iri erran izozû ni eri nizala, Zaspi urthe hunthan ohian nizala.

Ahizpa, enûkezû ez sinhetsia, Zaspi urthe huntan ohian zirela; Zaspi urthe huntan ohian zirela ; Bera nahi dûkezû jin zû zien lekhila.

Ahizpa jaunts ezazû arrauba berdia, Nik ère jauntsiren dit enechuria; Ingoiti horra dûzû Ongriako Erregia ; Botzik kita ezazû zure sor etchia.

Aita, zû izan zira ene saltzale, Anaie gehiena dihariren harzale, Anaie artekua zamariz igaraile, Anaie chipiena ene lagûntzale.

Aita, juanen gira oro alkharreki ; Etcherat jinen zira changri handireki, Bihotza kargatûrik, begiak bustirik, Eta zure alhaba thumban ehortzirik.

Ahizpa, zuza orai 6alako leihora, Ipharra ala hegua dinezjak itéra; Ipharra balimbnda goraintzi Salari.

Ene Khorpitzaren, cherkha jin dadila sarri.

Atharratzeko, zeAiak bcrak arrapikatzen ; Hanko jente gazteriak beltzcz beztitzen, Andere Santa-Klara hantik phartitzen ; Haren peko zamaria iirhez da zelatzen.

TRADUCTION

Au château de Tardets sont deux citrons dorés ; Le Roi de Hongrie * en a demandé un ; On lui a répondu qu'ils ne sont pas (encore) mûrs, Que lorsqu'ils auront mûri^ on lui en donnera un.

1. Une Teniion sans doute corrompae de ce beau chant noas avait d*abord passé sons les jeux, et, dans le texte, an chapitre de Tardets, nous avons dit qne le flanoé malgré elle de Sainto-Clalre était on seigneur basque espagnol du nom d'Onriagaray.

Il parait que le texte vrai, rétabli par H. Sallaberry, porte c le roi de Hongrie» — Ongriako Brregek. Cette deuxième version est, d'ailleurs, plus poétique.

La ville de Tardets est en plaine;

Elle a une rivière d'un côté.

Le chemin royal (la traverse] par le beau milieu.

(La chapelle de] Marie-Magdelaine est de l'autre côté.

Père, vous m'avez vendue comme un bœuf; Si ma mère avait été (encore) en vie, père, comme vous, Je ne serais pas allée, non, au fond de la Hongrie, Mais je me serais mariée chez Sala de Tardets.

(Ma) sœur, allez au portail (d'entrée), Sans doute le Roi de Hongrie arrive déjà; Dites-lui que je suis malade, Que depuis sept ans je suis alitée. .

(Mil) sœur, je ne serai pas crue.

(Si je dis) que vous êtes alitée depuis sept ans; (Si je dis] que vous êtes alitée depuis sept ans ; Lui-même il voudra venir à l'endroit où vous êtes.

(Ma) sœur, revêtez-vous de (votre) robe verte, Moi, de mon côté, je mettrai ma (robe) blanche ; Sans doute le Roi de Hongrie arrive déjà ; Quittez, joyeuse, la maison qui vous a vue naître.

Père, c'est vous qui m'avez vendue.

(Mon) frère aîné a touché le prix (de la vente). (Mon) frère puîné m'a aidée à monter à cheval, (Et mon) plus petit frère m'a accompagnée.

Père, nous irons tous ensemble;

(Puis) vous reviendrez à la maison avec grande douleur,

Le oœur gros, les yeux mouillés de larmes,

Et votre fille sera mise au tombeau.

(Ma) sœur, allez maintenant à la fenêtre de chez Sala, Savoir si c'est le vent du nord ou du sud qui souffle. Si c'est le vent du nord, faites mes compliments à Sala, Et qu'il vienne tantôt chercher mon corps.

Les cloches de Tardets carillonnent toutes seules ; La jeunesse de cette ville s'habille de noir, (Parce que) sainte Claire part ; Le cheval qui la porte a une selle d'or.

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