‹ Les qualités morales du bon militaire [microforme]Chapitre 10 sur 50 · DES ÉTUDES · texte numérisé non relu

DES ÉTUDES

Le travail assure à la fois le repos de la société et le bonheur de l'indi-

vidu.

Wellington.

Toutes les grandes puissances militaires ont fait de l'éducation des officiers une institution de l’état.

Lt, Col. McDouga!l.

Ne croyez pas, disait Cyrus, aux compagnons de sa jeunesse, ne croyez pas que pour vaincre, il nous suffise d'avoir appris à tendre un arc, à lancer un javelot, à manier un cheval avec adresse, À soutenir même les veilles, la faim, les travaux avec constance : il est encore dans l’art, un degré plus profond et plus sublime auquel il faut atteindre, si nous voulons vaincre un ennemi qui aurait tous ces avantages, et ne pas éprouver de résis-

tance de la part d'un ennemi qui aurait négligé de les acquérir.

Ce grand art de combattre et de vaincre, la religion, sans doute, n’en donne point de leçons, mais par toutes sortes de motifs, elle anime le soldat à le rechercher.

Comme le dépositaire des lois doit connaître les règles de la justice, le conducteur des âmes la science du salut, le médecin l'art de soulager et de guérir nos maux, et comme ils répondent l’un, de l’étut et des fortunes soumises à sa décision, l’autre de la vie et des âmes confiées à ses soins, de même le guerrier doit connaître l’art de la guerre, et répond du sang de ses frères que, faute de s'être instruit, il a laissé répandre, et même du sang de l’ennemi, qu'avec plus d'art et d'instruction il eut pu épargner.

Tous les corps s'étant partagés le fardeau de la guerre, chacun semble s'être restreint à la portion dont il s’est chargé ; les uns attendent l'ennemi de pied ferme, ou marchant à .ui à pas lents et mesurés, forment le fond et comme le corps d’une armée ; d’autres joignant à l'adresse de l’homme, la vigueur et l’impétuosité du cheval, déploient ces masses solides et mobiles en même temps, qui sont comme les ailes de ce vaste corps, dont d'autres, plus dégagés dans leurs armures, plus rapides, moins réguliers dans leurs mouvements, semblent destinés, comme les yeux, à éclairer la marche et à diriger les pas. Mais vous, jeunes guerriers, qui réunissez les travaux et les périls de tous les corps, vous êtes appelés à remplir successivement tous les grades que vous exercez tour-à-tour, chaque partie de l’art des combats; vous ne devez pas vous renfermer dans une seule, mais travailler à les réunir toutes; vous devez montrer dans chacun de vous un homme aussi prompt à obéir que propre à commander un jour, et dans le corps entier l'abrégé de la science et des

talents, corame vous l'êtes des opérations de toute une armée,

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Quel spectacle plus rassurant pour la patrie, plus effrayant pour l'ennemi, plus édifiant pour la religion, qu'une troupe exercée et formée sur ces principes, donnant l'exemple de toutes les vertus et fournissant le modèle de la science des combats ?

ARTICLE VII

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