SVR LA CHARGE BLBCTRIQVE TRANSPORTEE PAR LES IONS. S
sa valeur initiale, est
où p est la pression due à la différence de niveau du mercure dans les deux branches du manomètre.
Donc, si i^\ et v^ désignent les volumes initial et final,
p. Pi n — ic
vx Pj n — ic — />
A est le vase dans lequel on mesurait la vitesse de chute du brouillard et la conductivité du gaz. C'est un tube de verre de 36"'" de diamètre environ, recouvert d^une plaque d'aluminium; un morceau de papier buvard humide est placé contre la face inférieure de la plaque et le courant électrique passe du papier buvard à la surface horizontale de l'eau dans ce récipient. Le papier buvard a pour fonction d'empêcher l'ionisation anormale qui se produit près de la surface d'un métal frappé normalement par des rayons Rôntgen. M. Langevin a montré que cette ionisation est pratiquement nulle quand les surfaces sont humides.
La bobine et le tube focus produisant les rayons étaient placés dans une grande caisse en fer D soutenue par des supports; un trou percé dans le fond de la caisse était fermé par une fenêtre d'aluminium. Le récipient A était placé au-dessous de cette fenêtre et l'ampoule productrice des rayons à quelque distance derrière elle, de sorte que le faisceau de rayons qui sortait de la caisse n'était pas très divergent. On réduisait l'intensité des rayons au degré voulu en interposant des feuilles de papier d'étain ou d'aluminium en nombre convenable entre l'ampoule et le récipient. La caisse D et la plaque d'aluminium qui fermait A étaient reliées au sol et à l'une des paires de quadrants d'un électromètre. L'autre paire était reliée à la surface de l'eau, qui était chargée par l'un des pôles d'une pile formée généralement de deux éléments Leclanché dont l'autre pôle était à la terre. Après avoir chargé la surface on l'isolait et l'on vérifiait l'isolement de l'appareil en observant s'il n'y avait pas de fuite quand les rayons ne passaient pas : si l'isolement était reconnu bon, on faisait passer les rayons, et la charge commençait à fuir; en mesurant la vitesse de fuite on pouvait déterminer la quantité d'électricité qui traversait en i seconde le gaz exposé aux rayons, à condition de connaître la capacité du système. La capacité réelle du système formé par le récipient qui se décharge, les fils de connexion et les
quadrants de rélectromètre, dépend dans une large mesure de h charge de ce dernier et croit sî rapidement avec elle, que la vitesse de déplacement de l'image lumineuse réfléchie n'augmente plus que très lentement quand la charge de l'électromètre a dépassé une certaine valeur. Le calcul suivant en donne la raison.
Soient Qi la charge du système formé par l'une des paires (k quadrants et l'appareil qui lui est relié, V| le potentiel de cette paire de quadrants, V2 celui de la seconde et V3 celui de l'aiguille; on a
Qi = ^11 V, -+- qii V, -h y„ Vj,
où Çii, qi2, 7i.i sont les coefficients de capacité. Soit 0 T azimut de l'aiguille; quand les deux paires de quadrants et l'aiguille ont le même potentiel, Qi ne dépend pas de H si les quadrants sont symétriques par rapport à l'axe de l'aiguille. On a donc
^yti dç^t dqxt __
^e rfe rfe ""
Si l'aiguille est d'abord placée symétriquement par rapport aui quadrants, on a approximativement
quand Q est petit.
Si donc c)ii, .]is désignent les valeurs de ^11,913 quand Q =0, 00
a approximativement, en posant ^= ^r'
q\{ = lu— ?0; ^13 = •lis-*- P^, et
Qi = ^nV,-hq„V,-h.iuV,-hpe(V,— Vt).
Si ¥2=0 on a, puisque la déviation de l'aiguille est à peu près proportionnelle au produit de la différence de potentiel entre l« quadrants par le potentiel de l'aiguille,
d'où
le quatrième terme du second membre est petit vis-à-vis du troisième; on a donc
SLR LA CHARGE ELECTRIQUE TRANSPORTÉE PAR LFS IONS. 8ll
La capacité effective est donc
On mesurait la capacité effective en reliant aux quadrants un condensateur à plateaux parallèles et observant, pendant que le système était isolé, le changement amené dans la déviation par une augmentation connue de la distance des plateaux. Soient C et C les valeurs de la capacité du condensateur dans la première et la seconde position, V| et V'^ les potentiels correspondants, on a
Qi = (^m-H c ) V. -- .]uV,-+- pA-Vi v|
= (^111-+- C) V; + .!„ V3+ Pk\\ Vj ; d'oii
\\ "■ ^iii"+-pA:Vi^C'
V| et V'^ sont proportionnels à la déviation dans les deux cas, C et C connus; l'équation permet donc de calculer ,:|n H- ^ArVJ, capacité effective du système.
Si, pendant l'action des rayons, le mouvement de l'index lumineux indique une variation de potentiel de V volts par seconde, la quantité d'électricité qui traverse pendant ce temps la section droite du récipient exposé aux rayons est CV. Mais, si n est le nombre des ions, positifs et négatifs, par centimètre cube de gaz, Uq leur vitesse moyenne pour un champ de 1 volt par centimètre, A la surface des plaques, £ l'intensilé du champ, cette quantité d'électricité est égale à neu^EAy et l'on a
GV = neuoX]
de sorte que, si l'on connaît n et Uqj on peut tirer de cette équation la valeur de e.
Les expériences étaient faites de la manière suivante : On reliait la plaque d'aluminium et la surface de l'eau aux pôles de deux éléments Leclanché, et l'on mesurait la vitesse de chute ri des gouttes produites par la détente en l'absence des rayons; on faisait passer les rayons, et l'on mesurait la vitesse de chute r2 du brouillard produit par la détente; on supprimait les rayons, on faisait une troisième détente, et l'on mesurait la vitesse de chute r^ du brouillard; si /'s était inférieur à r, d'une quantité appréciable, on en concluait que les ions produits par les rayons étaient trop nombreux pour avoir été captés par une seule détente, et l'on diminuait l'intensité des rayons en interposant une feuille d'aluminium entre l'ampoule et le
6l^ J.'l* THOMSOIf.
récipient; on recommençait les opérations jusqu'à ce que f'sfiîléçil à Ti, et Ton admettait alors que tous les ions étaient captés parle brouillard dû à la détente. On déduisait la grosseur des gouttes de leur vitesse de chute d'après la formule
9 I* Si q est la masse d'eau déposée par centimètre cube de gaz, on a
q z:^ n -r ira'.
La méthode employée pour déterminer q est celle qu'a donnée Wilson {loc, cit,^ p. 299). On a
hq=ÇM{t — t^),
où L désigne la chaleur latente d'évaporation de l'eau, C la chaleur spécifique du gaz à volume constant, M la masse spécifique du gai. ^2 Isi plus basse température atteinte pendant la détente, / la température au moment où les gouttes sont complètement formées. • Puisque
où Pi est la densité de la vapeur d'eau avant que la condensation commence et p la densité à la température t^ on a