TC H
Avec les solutions aqueuses, il n'est pas possible de vérifier cette formule, parce que l'effet obtenu est à la limite des observations.
Pour les gaz, Boltzmann (') a donné une preuve qualitative; mais quantitativement ce n'est possible, par suite de l'ignorance de la relation entre la mobilité et le champ, que si celui-ci est très faible, car, pour de plus grandes chutes de potentiel, la proportionnalité entre la vitesse et la force n'a plus lieu, à cause de la faible valeur du frottement interne des gaz. Mais alors, si l'on ne prend qu'une petite force électromotrice,
(^) L. Boltzmann, Wied. Ann., t. XXXI, 1887, p. 789.
538 KRICH MARX.
qui est le champ secondaire, est si petit dans les gaz, qu'on est de nouveau à la limite de ce qu'on peut observer.
Les conditions sont beaucoup plus favorables pour une vérification quantitative de la relation citée plus haut, avec les gaz de la flamme. Dans ce cas, à cause de Télévation de la température et par suite du frottement intérieur, on peut espérer qu'il y a proportionnalité entre la vitesse et la force, même avec une chute de potentiel de loo volts par centimètre (*). On a de plus la possibilité d'étudier l'efTet avec différents sels, en pulvérisant leurs dissolutions.
Les valeurs des mobilités peuvent se mesurer par une méthode donnée par Wilson (*).
Par suite de la brièveté de cette communication, ce qui concerne l'arrangement expérimental est renvoyé au travail décrit dans les Anna /en.
L'anode doit être maintenue plus froide que la cathode, à cause de la dissociation superficielle, qui croît beaucoup a\ec la température; et, par suite de la faible mobilité des ions positifs par rapport aux ions négatifs, il faut maintenir une forte chute de potentiel, pour avoir un excès d'ions négatifs pénétrant dans le volume de la flamme. A ce même but, l'élimination d'électricité positive du volume de la flamme, était utilisée la répartition inégale des grandeurs absolues du potentiel entre les deux électrodes, la batterie étant partagée en -h 12 et — 63 éléments Clark, par une mise à la terre. L'influence d'une telle prise de terre, qui ne se fait pas sentir pour les électrolytes, peut se montrer facilement par la modification du gradient.
Lne circonstance qui facilite beaucoup la mesure quantitative de l'effet Hall consiste en ceci, qu'avec la faible variation de la température de l'anode, la chute de potentiel reste constante, bien que le potentiel varie notablement autour des électrodes (').
L'auteur montre maintenant, à l'aide de résultats, que le coefficient
de rotation
Il =D