‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 157 sur 196 · P< VILLARD · texte numérisé non relu

P< VILLARD

cathode, dans la gerbe rose formée par Tafflux, les raies de rhjdnh gène sont toujours et souvent seules visibles.

L'origine de cet hydrogène est facile à trouver. Les alcalis superficiels du verre, le verre lui-même, ne peuvent être privés d'eau complètement. Un tube Pliicker, par exemple, si bien desséché qu^ilsoiu donne avec éclat le spectre de Fhydrogène si on le chauffe.

On est donc autorisé à admettre que les projectiles cathodiques ne sont autre chose que des particules d'hydrogène électrisé.

Une conséquence immédiate de cette hypothèse est que Tafllui cathodique et les rayons de Goldstein, qui sont le prolongement de cet afflux au delà d'une cathode perforée, sont également fonnéî d'hydrogène en mouvement. L'emploi d'une cathode, dont la partie centrale est en cristal, permet de vérifier sans difficulté que TaiSai cathodique possède la même puissance réductrice que les rayons cathodiques.

Pour s'assurer que les rayons de Goldstein possèdent également celle propriété, il suffit de reprendre l'appareil de la figure 6, et de mettre une lame de cristal sur le trajet des rayons; elle prend rapidement la couleur violacée, à reflets métalliques, du silicate de plomb partiellement réduit.

11 devient ainsi tout à fait évident que l'hydrogène fait à lui seul tous les frais de l'émission cathodique. Les propriétés physiques el chimiques de ce gaz font déjà de lui un corps à part dans la série des éléments : il n'est pas surprenant qu'il se distingue encore des autie* corps simples par la propriété, qu'il posséderait exclusivement, de pouvoir prendre l'état radiant et constituer les projectiles cathodiques.

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