KOH
2. Pour la même solution, la mobilité diminue à mesure que le courant d'air se refroidit.
Exemple : KCl (1 normale). J7 = distance à Torigine d'ionisation en centimètres; t température du courant gazeux pour x.
Kcm 0,32 0,24 o,i35 0,073
Une variation aussi rapide a été observée par M. Clelland pour les ions issus d'une flamme de gaz, avec des mobilités de même ordre de grandeur.
Loi de recombinaison des ions. — Le courant limite U d'une solution diminue à mesure qu'on l'observe en des points plus éloignés de l'origine d'ionisation, en raison de la recombinaison des centres chargés. J'ai mesuré le coefficient a de recombinaison défini par la loi d'action de masse de Gudberg et Waage, en mesurant lo en différents points du trajet du courant d'air. J'ai trouvé :
Le coefficient a est constant pour une solution de concentration fixe dans les limites de température d'observation (i(io" et 80"). Il varie en raison inverse de la racine carrée de la concentration de la solution.
Ce résultat concorde avec la relation de I© avec la concentration. Les valeurs de a sont comprises entre 200 et 1800 : elles sont inférieures au nombre 33oo relatif aux rayons de Rontgen.
Langevina défini un coefficient e = r— j, ou rapport du nombre des
DE l'ionisation THERMIQUE DES VAPEURS SALINES. 545
recombinaisons au nombre des collisions entre ions de signes contraires. La connaissance de a et R donne e, qui peut être d'ailleurs
2eLog-~ déduit de la formule (2) dont le coefficient y =: *R et /rayons
des électrodes du condensateur, v vitesse du courant d'air.
On trouve ainsi que pour une solution quelconque et quelle que soit la concentration, e croit de 0,60 à 0,90 quand on s'éloigne de la région d'ionisation. Ces nombres sont inférieurs à l'unité, comme la théorie l'exige, et tendent vers l'unité à mesure que les mobilités diminuent. Ils sont du même ordre que le coefficient e des gaz issus d'une flamme, comme pouvaient le faire prévoir les mobilités des ions.