LA VITESSE ET LA DÉVIATION MAGNETIQUE DES RAYONS CATHODIQUES. I
se forme pendant le passage de réiectricité dans l'espace interposé des points brillants, d^où partent des décharges spéciales fortement perturbatrices. On a pris soin, pour cette raison, qu'il restât de toutes paris autour des électrodes un espace libre de quelques millimètres.
Comme matière pour les électrodes, j'ai pris de l'aluminium; comme matière pour les diaphragmes, du laiton. 11 n'est pas avantageux d'exposer de suite les électrodes neuves aux décharges puissantes employées dans les expériences; dans ce cas, en elTet, certains points deviennent généralement privilégiés, car la décharge part d'eux principalement et sous une forme inutilisable. Il est recommandable, au contraire, d'envoyer d'abord pendant un certain temps à travers le tube les décharges directes d'une bobine d'induction.
Au delà de B| se trouve dans le tube un système aisément déplaçablc de trois plaques de laiton B^, B!j, B^. Au milieu de B^ se trouve un trou rectangulaire de 4™" sur ^*"™; B[^ porte perpendiculairement à la grande dimension de l'ouverture de B2 une lame G en verre de Thiiringe, fabriquée par aplatissement d'un petit tube ou d'une petite baguette; B^ porte une petite tige plate en fer E. B^ et B'^ sont rendus solidaires par un fil de laiton; un fil parti de B^ traverse librement un petit tube soudé à B^, qui sert à le guider et forme une boucle large autour du fîl de réunion de B^ et B'^ ; de sorte que B2 peut être déplacé par rapport au système B^, B'^ sans tourner sensiblement. Au moyen d'un petit électro-aimant on peut, grâce à la petite pièce de fer en B'^, mouvoir le système du dehors, et l'on arrive ainsi aisément à amener B2 à une place quelconque et G à la distance voulue en arrière.
Dans mes expériences, le tube à décharges restait en permanence en communication avec la pompe à mercure par l'intermédiaire d'une canalisation en verre, il reposait en B'^ sur un support de caoutchouc durci, auquel il était attaché pour plus de sûreté, et il n'était porté pour le reste que par la canalisation en verre, soutenue de son côté dans un support et par un cordon de ficelle. Ce dernier était accroché à un fléau de balance très primitif et supportait la charge du tube d'un côté de la canalisation en verre.
Pour relier le tube à la canalisation en verre, j'employais au début la cire à cacheter; lorsque plus tard, en hiver, par suite du retour incessant des fuites causées par les chutes de température trop considérables dans la salle, j'eus manqué quelques expériences, je n'employai plus que la soudure directe de tubes de verre, qui est très facile à réaliser avec un bon bec Bunsen.
lojl
Pour le remplissage du tube on a toujours })ris de rhydniçènt" qui, à cause de l'absorption assez, faible <|ii'il exerce sur le* rjToib cathodiques, se montra d'un emploi bien plus favorableque les autr» gaz. La pression variait de -j^ à ^ tnillimètre.
La spirale magnétisante destinée à rassembler les rayons cathodiques au delà de B, était formée d'un assemblage de diverses |>jrtic séparées. Pour le lube de décharge décrit ci-dessus, chaque |uirliesr composait d'un morceau de tube de laiton de lo™ de long et d>^^iron 55"'" de diamètre, à bords relevés, sur lequel était enroulé en Iroicouches un fil de cuivre de o""", 8 d'épaisseur à gaine de coloo. Ltdiverses parties entouraient le tube à décharge, sans le toucher, rt reposaient sur une planche en bois placée sous le tube à décharge;, sur laquelle on pouvait les déplacer à \olonié.
J'utilisais pour la spirale des courants de 2 à /j am|ièrcs. d où rrsultaicnt dans l'intérieur des champs magnétiques de <>o à lao UDJIrs
Le système de mesure esquissé schéma tiquemeni dans les )ij;urwi et 6 était formé par l'assemblage de deux condensateurs à air. Dan' le système employé pour les expériences définîti\cs, qui est représenté sur la figure S, chacun des condensateurs se com[)os3il de irol*
Kig. M.
plateaux plans de laiton de 3"'"' d'épaisseur, i5"" de hauteur i-l Jo" de largeur, disposés parallèlement et verticalement, et dont les anriret les sommets étaient arrondis. Les deux plateaux extérieurs, n-uni^ entre eux par les étricrs de laiton a et/, forment ensemble l'une ilr? armatures, le troisième plateau, placé dans l'intervalle des autresforme la seconde. Les plaques sont soutenues par le socle en boisilr tout le système et par le cadre R formé de tubes de verre et àf Uhparaffiné, par l'intermédiaire des étriers et, dont deux s'appuieni sot des petites tiges de caoutchouc durci A, tandis que les autres sar-
LA VITESSE ET LA DÉVIATION MAGNÉTIQUE DES RAYONS CATHODIQUES. to45
crochenl simplement aux tubes de \erre du cadre. Les plateaux intérieurs sont soutenus par des crochets métalliques ^ et de petites liges de caoutchouc durci h.
Les étrlers de connexion / ont, au-dessous des vis de serrage, des encoches qui permettent de les déplacer un peu vers le haut ou vers le bas. De cette manière, on a un jeu de quelques millimètres pour régler la longueur de l'étincelle de rupture, qui jaillit entre deux morceaux de zinc arrondis encastrés dans les étriers/. J'ai donné, en fçénéral, à létincelle une longueur de 7""" environ. Du côté qui, sur la figure, est caché au lecteur, c'est-à-dire en arrière, les étriers / portent des vis de serrage pour les fils de jonction qui conduisent au système électrique producteur des rayons cathodiques.
La distance qui sépare les plateaux était, en général, de 1*^'"; dans les expériences faites sur des longueurs d'onde particulièrement courtes (6"', 5), où l'on a réussi à dépasser le deuxième point neutre, la distance était élevée à 2*^"' par flexion des crochets a.
De chacun des deux plateaux intérieurs partent, vers l'intérieur et en avant, deux bandes métalliques y, y' larges d'environ 20'"'". Les bandes opposées y, v et v', y' deviennent finalement parallèles l'une à l'autre, et portent en cet endroit des trous taraudés, dans lesquels sont fixés les conducteurs mobiles conduisant aux fils abcde et a! b'c'd'e^. Ces conducteurs se composent chacun d'un ou de deux éléments de la forme représentée sur la figure 9 : deux bandes de
cuivre de 20'"'" de large, un peu recourbées et écartées à une extrémité, et portant à l'autre extrémité des disques de laiton soudés et munis de trous taraudés, sont maintenues à une distance d'environ ^iiim pgj. jgg fiches d'ébonite solidement enfoncées. En y, y ou en y', y', on visse l'extrémité élargie du premier élément qui peut être le seul; l'autre extrémité porte alors soit l'élément suivant, soit le fil abcde ou a' b'c'd'e'. On reconnaîtra que cette construction procure, outre la facilité du déplacement, une self-induction pres(jue constante et très faible.
Comme système d'émission des rayons cathodiques j'ai employé deux bouteilles de Leyde en flint isolées sur paraffine ou sur verre, de 4o*"" de haut, i3*^™ de large et 2™" d'épaisseur et dont les arma-
1046 E. WIECHERT.
tures de papier d'étain avaient environ i3**"*'. Pour avoir partout des contacts sûrs, les armatures furent munies chacune d'un anneaa ce laiton de 2"^"* de large, entouré de papier d'dlain et faisant re5>C'rt. Pour les armatures extérieures, les anneaux sont d^un seul morctMii et exercent par eux-mêmes la force élastique nécessaire; pour ir» armatures intérieures chaque anneau est formé par rasseinblage Cf quatre morceaux séparés, qui sont fortement appuyés contre la Umteille par quatre fils formant ressort, et issus d'une \is de serrai^ extérieure à la bouteille.
Des anneaux extérieurs deux fils de cuivre épais de 2""" et loa^s de ôo'^"* se rendent à l'étincelle (fig' 6) ou aux étriers^du st>tème ce (Jig' 8). Pour les expériences avec des longueurs dook très courtes, chacune des connexions est faite par plusieurs fils pan!lèles (jusqu'à six), afin de diminuer le plus possible la self-inductît>n. Les fils de communication avec la bobine d'induction (^g. t^ ) peuvent être fixés n'importe où aux anneaux extérieurs des bouteilles de Leyde, ou être accrochés aux fils qui s'y rattachent.
La spirale PP (Jig» 6) était formée de fil de cuivre de a"*" dVpai*seur, et assujettie par ses extrémités rectilignes dans les vis de sen^e des armatures intérieures de L, L'. La longueur totale du morceau de fil employé était en général de 1™, le diamètre des spires de 3'**, leur nombre de dix, la longueur de la spirale même de o"^" ; cependant il pouvait y avoir des changements notables. Pour les expériences aveide très courtes longueurs d'onde on ne prenait que 5 spires fornian! une spirale de 3*^"" de longueur. Si l'on employait les courants de Tesli. on passait par-dessus la spirale un tube de verre s'adaptent étroite*ment sur elle et épais de a""; ce tube portait la spirale secondaire SS du transformateur. Celle-ci avait une longueur à peu prèséj<aleà celle de la spirale primaire; elle se composait de spires rapprochéf* d'un fil de cuivre ordinaire de o'"™,8 d'épaisseur, recouvert de cotoa. et plongé dans la paraffine pour améliorer l'isolement. 11 arrivait parfois que le tube de verre de la spirale secondaire fût percé; en pareiJ cas, il suffit le plus souvent de boucher les trous avec de la cire.
La bobine d'induction, provenant de la maison Max kolil, ^ Chemuitz, donne nominalement une étincelle de 3o*^™. J'ai eniployf un interrupteur rotatif à mercure de la même maison et ai rêirlèU vitesse à 1 5 ou 20 interruptions par seconde. La bobine consommait alors environ un courant de 6 ampères.
Pour terminer nous allons encore dire quelques mois sur Ja disposition générale des appareils.