‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 162 sur 196 · LA VITESSE ET LA DEVIATION MAGNÉTIQUE DES RAYONS CATHODIQUES · texte numérisé non relu

LA VITESSE ET LA DEVIATION MAGNÉTIQUE DES RAYONS CATHODIQUES

Le tube à décharges était fixé au voisinage du bord antérieur de la table d'expérience, et parallèlement à ce bord; il était horizontal et à 3o^" au-dessus de la table. Au-dessous se trouvaient, à portée de la main de l'observateur, la résistance de réglage de la bobine et l'interrupteur commandant la spirale magnétisante. En arrière, à une distance de 20*^"* environ, étaient disposés les deux systèmes électriques : auprès de la tête du tube à décharges le système émettant les rayons cathodiques, à coté le système de mesure représenté sur la figure 8. La position du dernier devait être choisie de telle sorte que sa ligne médiane passant par F tombât à la même hauteur que l'axe du tube à décharges, car les bras que l'on pouvait fixer à y, y et à y, y n'étaient mobiles essentiellement que dans un plan horizontal. La bobine d'induction et son interrupteur étaient placés à plusieurs mètres de distance du tube à décharges sur une table spéciale, afin d'éviter les perturbations magnétiques.

§ 5. — Mesure de la déviation magnétique.

On verra par l'exposé du prochain paragraphe, que les appareils décrits ci-dessus fournissent, pour la vitesse v des rayons cathodiques, des valeurs qui se rangent au-dessous de la vitesse V de la lumière, ce qui nous confirme dans l'hypothèse de l'émission. Pour utiliser les mesures dans cette hypothèse, il faut connaître a, c'està-dire la masse moléculaire d'un électron de charge électrique porté par les particules en mouvement. La théorie donne pour le cas de la déviation magnétique

(^Tr = 3,1073. io-^(/*H), ap = 0,965. 10* (/H) et pour celui de la déviation électrostatique

a/-^y= i,073.io-9(/-R), a(^î= 0,965. io»M''R);

r représente le rayon de courbure, H la force magnétique déviante, R la force électrique en volts-centimètres. On a pris 16 pour masse d'un atome d'oxygène, et l'on admet que i coulomb, c'est-à-dire -j^ V^ unités électrostatiques d'électricité, libère dans l'électrolyse 0,8288.10"* gramme d'oxygène; il résulte de là

I048 B. WIECHERT.

en appelant m la masse et e la charge des particules mesurée électrostatiquement.

D'après ces formules, on peut calculer a quand on connaît, outre la vitesse r, la raideur magnétique /'H ou la raideur électrique /R. J'ai choisi la mesure de beaucoup la plus commode de la raideur magnétique.

Comme il ne semblait pas impossible que la vitesse et, par suite, la déviabilité des rayons cathodiques variât depuis la cathode jasquai diaphragme B,, j'ai considéré comme utile de ne déterminer ladémtion qu'au delà de B|, et j'ai employé pour cela la méthode sui\ant^ qui, par des calculs relativement simples, fournit des relations louii fait commodes.

De la manière indiquée clairement sur la figure lo, on faisiil

Kig. lo.

-EEE^^^

& -ftr

passer un courant électrique dans des fils droits, parallèles et dispo>é< le long du tube à décharges et de chaque coté. On s'arrangeait de manière que ces fils seuls jouassent un rôle dans la dénalioa magnétique. Les rayons se courbaient comme la figure le montre en exagérant. Au moyen d'une division, découpée en forme de scie daû» du clinquant, et qui recouvrait en pjirtie la lamelle de verre, on mesurait sur cette lamelle G le déplacement de l'ombre d'un fil tendu à travers l'ouverture du diaphragme Bj. Pour connaître Tintensilédu courant, on se servait d'ampèremètres soigneusement étalonnés.

Dans les expériences on utilisait toujours des intensités telle* que les rayons arrivant en G fussent très peu courbés. On peut donc écrire pour la trajectoire

rf«j^ H

dx^ " S '

en désignant par S la raideur magnétique des rayons et H Tinlenfit'" du champ sur la droite qui joint Bj et Bj.

H résulte de l'action combinée des deux fils. Nous pouvons potir le calcul, conformément à la figure ii, admettre qu'il ny aquun seul fil, si nous le plaçons à une distance moitié moindre de li droite j' = o que les fils réels, et si nous lui attribuons la somme de< intensités traversant ceux-ci. Si cette somme est/, on a, d'après la lo

Page 1