‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 164 sur 196 · K. W1I<:CHERT · texte numérisé non relu

K. W1I<:CHERT

Si les fils sont passablement longs de sorte que orj soit en outre plusieurs fois plus ^rand que A, il suffit entièrement de poser, par approximation,

Yi - y; =

Dans mes expériences on s'est servi, pour supports des iils conduisant le courant /, de deux cadres de bois que Ton pouvait assembler au moyen de chevilles (cf. Jig. l'i), et sur les faces internes desquels

Fig. 12.

deux fils couraient Fun auprès de l'autre. De cette manière le courant passait de chaque côté du tube en tout quatre fois. Si J est \t courant en ampères qui traverse chaque fil, on trouve d'aprè> cela, pour l'intensité du courant / à calculer en unités C.G.S.,

lO

h était égal à 3"', /, la longueur de la portion de courant, à 4o""- L'erreur provenant des portions de fil négligées ici se montait, d'aprèle calcul, à moins de i pour loo, et pouvait, par suite, être néi^Hgéc.

§ 6. — Les expériences.

En diminuant progressivement la pression de l'hydrogène dans If tube à décharges, le faisceau conique de rayons cathodiques apparaissait déjà quand la pression était tombée à 4'""' environ. Pourtaol à ce moment les rayons ne possédaient pas encore l'énergie suffij-anl'* pour provoquer d'une manière sensible la luminescence du verre: il> étaient donc encore inutilisables pour Texpérience. Ils ne devenaient utilisables que pour une pression de * millimètre environ; pour une pression d'environ -j^ de millimètre le faisceau commençait à perdre sa pointe nette, de sorte que l'observation était bientôt rendue impo*-

LA VITESSE ET LA DEVIATION MAGNETIQUE DES RAYONS CATHODIQt'KS. lo5l

sîble. La raideur magnétique (S = Hr) variait, dans le domaine utilisable, de 200 à 4^0 à peu près. Quand on restait dans ces limites, il était facile, avec le second fil {a'b'c'd')^ d'atteindre des distances pour lesquelles son action était opposée à celle du fil (abcd)] en d'autres termes on pouvait aisément atteindre et dépasser de beaucoup le premier point d'inversion. On trouvait, en accord complet avec la théorie de l'émission, que le point d'inversion reculait d'autant plus loin que la raideur magnétique croissait davantage. De même la position du second point d'inversion, autant qu'on pouvait la déterminer, correspondait exactement à la théorie, car sa distance à l'origine du domaine de mesure était trois fois plus grande que pour le premier point d'inversion.

Pour les calculs on n'employait que le premier point d'inversion, de beaucoup le plus sûr à déterminer. Si X représente sa distance à l'origine du domaine de mesure, L comme précédemment la longueur d'onde du système de mesure, la formule

donne la vitesse r en fonction de la vitesse de la lumière V. L était déterminé à la manière usuelle au moyen de la résonance de fils.

Le rapport de la charge électrique e des particules à leur masse m est donné par

suivant que e est mesuré en unités électrostatiques ou électromagnétiques. 11 s'ensuit que a est donné par

on peut aussi le calculer directement (cf. § 5) par la formule

a = 3,22. IQ-' — •

Dans l'évaluation de X, on rencontre la cause perturbatrice suivante : à cause du mouvement ralenti du faisceau de rayons oscillants dans ses positions extrêmes, il passe des rayons cathodiques à travers le diaphragme B| pendant un temps relativement long. Par suite on observe avec le système a! U d d ^ Bj, G, déjà bien avant le premier

I05'2 E. WIECIIERT.

point d'inversion, outre les rayons qui sont encore déviés dans le même sens que par abcd^ des rayons qui ne sont pas dévié-» du louL ou qui sont déjà déviés en sens opposé. Et il en est de même aprr> le point d'inversion. Il devient dès lors difficile d'apprécier exarlcment la position du point d'inversion, et l'on s'expose facilemenl au danger de commettre une erreur systématique, qui, dans louiez If* séries d'observations, ferait paraître X uniformément trop jn^uid ou trop petit. L'étendue nécessairement très notable des syslèmes K, B,. abc d et Bo, G, a'b'c'd'^ qui provoque aussi de son coté une incertitude dans l'évaluation de X, n'a en proportion que peu d'influence. En prenant comme origine de la distance à mesurer un point siluc en avant de K, au tiers de la distance KB|, et comme extrémité le diaphragme B2, situé au milieu du fil a! U d d\ j'ai sans doute tenu un compte suffisant des choses à ce dernier point de vue.

A cause des erreurs systématiques à craindre, je ne veux pas accumuler ici les résultats expérimentaux, mais me borner à citer deu\ séries d'observations, qui me paraissent particulièrement dignes de confiance. .

La distance des plateaux des condensateurs était d'environ 1"": pour chacune des connexions on n'employait qu'un seul des éléments représentés sur la figure 9. Pour la série I, les fils déviants correspoodaicnt exactement à la figure 6, pour la série II, ils étaient ramené* deux fois de la manière indiquée autour du tube, de sorte que Taclion sur les rayons cathodiques était doublée. L'accroissement de la selfinduction des fils pour II entraînait un accroissement de longueur d'onde du système de mesure, qui devenait L= i i^o*^" au lieu de L = 94^*"" pour I.

Après réglage de la presssion du gaz avec l'aide de la trompe, i»n observait dans chaque mesure la raideur magnétique S, puis la vitesse r, puis de nouveau la raideur magnétique S. Sur la déterminalion de S on a dit le nécessaire dans le paragraphe précédent. Pour la détermination de r et de X, la distance à mesurer / rece\ail successivement des valeurs différentes, et l'on concluait à chaque fois de l'action du fil a' b' c d ^ si et de combien l'extrémité de la distance » mesurer était en avant ou en arrière du point d'inversion primitif, c'est-à-dire si, et de combien, / était plus petit ou plus grand que/-

Des Tableaux ci-joints, le Tableau I renferme les données directes des expériences; dans le Tableau II sont rassemblés les résultats; oa a pris pour la raideur magnétique la moyenne arithmétique des deux valeurs observées.

LA VITESSE ET LA DEVIATION MAGNÉTIQUE DES RAYONS CATHODIQUES.» Io53

La pression du gaz était, pour les premières expériences de chaque série, comprise entre |- et ^ de millimètre; pour les dernières environ -^ de millimètre.

D'après les observations, les expressions

lioo

\/n / cl«ctrosialIqiic \ "l / clectroma^étlquc

représentent les valeurs les plus vraisemblables, pour le j)oids ato-

inique a d'un électron rapporté à O = i(), et pour le rapport — de la

charge en unités électrostatiques ou électromagnétiques à la masse en grammes. Si Ton veut tenir compte des erreurs d'observation systématiques à craindre, les valeurs

et

1600 io5o

pour a doivent être encore considérées comme parfaitement possibles. Les valeurs

et

i4oo 900

sont au contraire déjà très invraisemblables. Les valeurs corrélatives de — en unités électrostatiques ou électromagnétiques sont

4,04. lo^" et 3,04. lo»"?, 1,53.10"^ et 1,01.10',

que l'on doit considérer comme des valeurs fort possibles, taudis que

5,5i.ioi' et '2,Gi.io*", 1,84.10*^ et 0,87.10"

sont, au contraire, des valeurs très invraisemblables.

io54

E. WIKCUERT.

Tableau I.

Détermination de la raideur magnétique.

Avant

Après

Avant

Après

Avant

Après

ÛI/J*

amp 3,0

cm -14,5

rm

Détermination du pi*ei

rm 1-2,7

rm

cm

rm

cm

Position 21 3i

Observation . av. Ui «.

Position 21 3i

Observation . n. av. Ui av. U|

Position // 32

Observation . // av. U|

arr. U|

arr. Ui

4ï p. arr. Ui

n. arr. U]

arr. Ui \

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