‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 174 sur 196 · SUR LES NOYAUX DE CONDENSATION PRODUITS DANS LES GAZ. IO · texte numérisé non relu

SUR LES NOYAUX DE CONDENSATION PRODUITS DANS LES GAZ. IO

J'ai reconnu ensuite qu'en exposant le gaz à des rayons de Rontgen

même faibles, on obtenait des brouillards relativement épais si —

dépassait i,25 (la sursaturation étant approximativement 4 )? et pas de condensation avec des détentes plus faibles. Donc, l'exposition du gaz aux rayons Rontgen détermine la production de noyaux qui exigent un certain degré de sursaturation pour que la vapeur d'eau puisse se condenser sur eux. Plus tard (*), j'ai trouvé que des noyaux exigeant exactement la même détente minimum pour être captés, sont produits dans l'air par l'action des rayons de l'uranium. Dans le Mémoire qui vient d'être rappelé, je concluais que les noyaux produits par les rayons X et les rayons uraniques sont identiques entre eux, et aussi à ceux qui existent toujours en petit nombre

dans l'air humide et déterminent la condensation en pluie lorsque —

est compris entre i,25 et i,38. J'y suggérais aussi que ces noyaux doivent èlre identifiés avec les <( ions » à la présence desquels est due la conductibilité des gaz exposés aux rayons X ou aux rayons uraniques.

Le principal objet des expériences décrites ci-dessous était d'étudier, en comparant leur efficacité comme noyaux de condensation, les agents du transport de l'électricité dans les gaz lorsque ceux-ci sont rendus, par quelqu'une des méthodes connues, capables de se laisser traverser par l'électricité. Au cours du travail, on a rencontré inopinément d'autres espèces de noyaux, qui ne semblent pas être associés à un pouvoir conducteur du gaz (§ 10).

Je dois expliquer ici le sens qu'il faut attacher à quelques expressions fréquemment employées dans ce Mémoire pour éviter des périphrases. La « détente nécessaire pour capter les ions w signifie la détente nécessaire pour déterminer la condensation de l'eau sur ces noyaux. Les termes « plus gros » et k plus petits » sont souvent utilisés pour désigner des noyaux au lieu de « exigeant un moindre degré de sursaturation » ou « exigeant un plus haut degré de sursalu ration pour que l'eau puisse se condenser sur eux ». On dit souvent que les noyaux « croissent» lorsqu'ils deviennent plus gros dans le sens qui vient d'être défini.

11 est probable que les termes a plus gros » et (c plus petits » peuvent être pris au pied de la lettre, sans erreur; car on peut supposer que ces noyaux sont de très petites gouttes d'eau qui peuvent

(*) Proc. Camb, Phil, Soc, Vol. I\, 1897, p. 333; voir aussi ce Volume.

(lersisler en ilépil de leur petitesse parce que l'elTcl île leurconrbuw. qui est d'ëlevcr la pression d't-quilibre de la vapeur, esi coDlrebatancé par un eflet oppose résullant, soit d'une charge êleciriquedf la goutte, soit de la présence d'une substance qu'elle aurait dissouw. Une augmentation de la cliarfce riectrique ou une augineiilalion deli quantité de substance dissoule, qui toutes deux accroîtraient VsSicacité de la goutte comme noyau de condensation, auraient éjnileiiirDi pour résultat un accroissement immédiat de la grosseur du amm taire pour l'équilibre.

2. Appareil à détente (Jlg. ■)■ — V esl la chambre à condea^tion dans laquelle toutes les gouttes dont la délente peut amener la firn»-

tion sont rendues \isibles par la lumière émanée d'une Lrîllanle tiamme de gaz qu'une lentille projette dans la chambre. I,a lipure montre comment on peut la détacher rapidement quand un teui U changer. Un joint élancbe est réalisé par un bouchon de caoutchouc et une petite coupe à mercure.

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