SUR LES NOYAUX DE CONDENSATION PRODUITS DANS LES GAZ. IO
Le cylindre de verre B (diamètre intérieur = 2*^",r) est fermé à sa partie inférieure par un bouchon de caoutchouc, au centre duquel passe un tube de verre C de i*^'" environ de diamètre, muni à sa partie supérieure d'une portion élargie qui sert de guide au léger flotteur en verre P, glissant librement sur elle. Le flotteur est fait d'un tube d'essai à parois minces, dont l'extrémité ouverte a été coupée normalement aux génératrices, et rodée avec soin. Sa partie inférieure est toujours immergée dans le mercure qui remplit le bas de B, ce qui sépare complètement le gaz en A et dans la partie supérieure de B, de l'air enfermé en P. Le diamètre extérieur du flotteur a 2™"* de moins que le diamètre intérieur de B; il y a ainsi, tout autour des tubes, un espace libre de i"*"*. Quand le robinet Tt est ouvert et que l'espace P communique librement avec l'atmosphère, le flotteur monte jusqu'à ce que la pression en A ne diffère de la pression atmosphérique que d'une quantité presque négligeable, dépendant de la différence entre le poids du flotteur et le poids du mercure déplacé par la portion immergée de ses parois.
Si maintenant on coupe la communication avec l'atmosphère (en fermant T| ) et si l'intérieur du flotteur est mis brusquement en relation avec l'espace vide F au moyen de la soupape V, le flotteur est poussé vers le bas jusqu'à ce qu'il frappe le caoutchouc, contre lequel il demeure hermétiquement appliqué par la pression de l'air au-dessus de lui. Le mercure reste pratiquement en repos, pendant que la mince base du flotteur se fraie un chemin à travers sa masse.
Si en ouvrant de nouveau T| on admet l'air au-dessous du flotteur, ce dernier revient à sa position initiale, et Ton peut répéter aussi souvent qu'on le désire la même détente. Pour régler une délente de grandeur donnée, on ouvre T2 pendant que le flotteur est en contact avec le caoutchouc, c'est-à-dire dans la position qu'il occupe immédiatement après la détente. Le réservoir à mercure R est alors fixé à un niveau tel que la pression en A, indiquée par le manomètre, soit en dessous de la pression atmosphérique de la quantité voulue ; on ferme alors Tg et l'on détermine l'ascension du flotteur en ouvrant T|.
Si B est la pression barométrique, la pression du gaz avant la détente est
Pi = B -h m — Tc,
où Tz représente la pression de la vapeur à la température de l'expérience et m la pression nécessaire pour maintenir dans le mercure le bord du flotteur (on mesure m, qui s'élève à i™'" ou 2""" de mer-