Sur la masse des ions contenus dans Fair
Lorsque des molécules gazeuses rencontrent un ion positif isolé ou un électron neutre, il se crée des formations complexes qu'on désigne, d'après J. Stark, sous le nom de molions. Différentes recherches rendaient vraisemblable la supposition que les ions de l'air étaient ainsi des molions. Ainsi M. Langevin a trouvé que, dans l'air, il y avait environ 7 molécules réunies en un molion. La considération suivante conduit à un résultat un peu différent.
Envisageons d'abord les ions positifs. Il existe entre leur coefficient
de diffusion A:, leur chemin moyen Ip et leur vitesse moléculaire Up.
la relation
A* = - In Un»
Désignons encore par / le chemin moyen des molécules neutres de l'air, par a leur vitesse moléculaire, par s le diamètre moléculaire d'une molécule d'air, par Sp celui des ions; on obtient alors, pour leur vitesse libre, l'équation
Ip 4 •
On a deux équations à trois inconnues Ip^ Up et Sp, Pour arriver à des valeurs déterminées, il faut donc une troisième équation. On l'obtiendra en faisant l'hypothèse que le rapport de la masse au volume est le même dans les ions et dans les molécules neutres de l'air. On trouve donc pour le rapport entre la masse des ions [x^, et des molécules neutres M la valeur
(') H. SctiERiNa, Der Elster-GeiteVsche Zerstreuungsapparat und ein Versuch qiiantitcUiver absoluter Zerstreuungsmessung {Gôttinger Dissertation, 1904).
6l4 E. RIECKE. — CONTRIBUTION A LA THÉORIE DBS ÉLECTRONS ET DES lOKS.
et, de même, pour les ions positifs,
ï*« — *' — o ^ M aj
Si l'on ne fait pas de supposition sur les diamètres moléculaires Sp
et 5a, on arrive seulement à assigner aux rapports tt ^t -jr^ certaines
limites par des considérations de probabilité dans lesquelles nous n'entrerons pas ici.