SUR LBS EFFETS ÉLECTRIQUES ET MAGNÉTIQUES
Puisque nous avons toute raison de supposer discontinue la décharge dans un tube à vide, le potentiel vecteur dû à l'électricité se déplaçant dans le tube doit varier, produisant dans tout le tube une force éleclromotrice variable; l'action de la charge sur les électrodes produira également une autre force électroinotrice variable. Maintenant on peut se demander si la théorie énoncée ci-dessus est vraie, pourquoi cette force électromolrice variable ne rend-elle pas tout le tube phosphorescent, au lieu que la phosphorescence soit confinée au point où le courant de molécules frappe le verre. De plus, Spottiswoode et Mouhon ont montré {P/iil. Trans. de 1879, 2® partie), que le temps occupé par la décharge négative est plus grand que le temps mis par les particules à parcourir la longueur du tube, par suite, si même nous faisons la supposition extravagante que ces molécules se déplacent avec une vitesse aussi grande que celle de la lumière, le temps mis par la décharge, et par conséquent la période de la force électromotrice serait plus grande que la période de vibration de la lumière de longueur d'onde égale à la longueur du tube, et cette force électromotricc, d'après la loi de Stokes, ne pourrait produire aucune phosphorescence lumineuse (*).
§ S. L'auteur calcule la force exercée par un champ magnétique sur la sphère en mouvement.
.... Ces forces sont les mêmes que celles qui agiraient sur Tunité de longueur d'un conducteur placé au centre de la sphère, transportant un courant dont
les composantes sont ^—-^ ^—-^ — — (*). La force résultante est normale à la
direction da mouvement de la sphère et à Tinduction magnétique, et si o) est la vitesse résultante de la sphère, 6 Tangle de la direction de son mouvement et la direction de l'induction magnétique, la grandeur de la force est
^-— CD ya^-h 6*-f- c* sin6, a, 6, c étant les composantes du champ magnétique.
Il sera utile d'essayer de calculer la valeur de refTet de cette force sur une particule d'air en mouvement dans un tube évacué; toutefois notre connaissance de la grandeur de plusieurs des quantités nécessaires est si vague que notre résultat doit être seulement considéré non pas comme ayant une valeur quantitative, mais bien comme montrant que la force est d'un ordre suffîsamment élevé pour produire des effets appréciables.
(*) Ceci, écrit en 1881, parait encore être la meilleure explication de la production des rayons de Rôotgen par la perturbation que produit dans le champ le changement de vitesse d*une particule cathodique. La découverte de Rôntgen ne date que de 1896.
(Noie du traducteur.)
(') Le^ qui figure ici ne devrait pas exister et résulte d'une erreur matérielle dans les calculs* ( Note du traducteur. )