SIR I.V CHARGE ÉLKCTRIQVE TRANSPORTÉE PAR UN ION GAZEUX
ions positifs sont captés par le nuage: le nombre des parlîcules d'eau correspondant aux détentes les plus fortes, qui captent à la fois les ions des deux signes, devrait alors être deux fois plus grand qu'avec le> détentes les plus faibles, qui captent seulement les ions négatifs. Dans mes premières expériences l'augmentation du nombre des particules avec les fortes détentes, bien que marqué, n'était pas aussi iirand, ce qui porte à conclure que tous les ions positifs ne sont pas captés par les détentes plus fortes.
Puisque l'humidité commence à se déposer d'abord sur les ions nciratifs, il est évident que, sauf dans le cas d'une détente très rapide, les gouttes formées au début autour des ions négatifs auront le temps lie croître et de former des nojaux aptes à provoquer une condensation ultérieure; de sorte que, quand la détente augmentera, Fliumidité tendra à se déposer sur les gouttes déjà présentes, plutôt qu'à en former de nouvelles autour des ions positifs. Donc, avec des détentes lentes, nous devons nous attendre à avoir un nombre de gouttes plus \oisin de celui des ions négatifs que du nombre total des ions des deux >iî'nes.
Les résultats des expériences actuelles montrent qu'il en était bien ainsi avec les détentes employées dans les premières expériences. La Aaleur de n obtenue dans ces expériences n'était que peu supérieure au nombre des ions négatifs; comme ne est la quantité déterminée par les expériences électriques, il en résultait pour e une valeur à peu près double de sa valeur réelle.
Les résultats des expériences faites par M. C.-T.-R. W ilson donnent le moyen de reconnaître si la détente est assez rapide pour capter aussi bien les ions positifs (jue les ions négatifs; car, si nous déterminons d'abord le nombre de gouttes du nuage quand la détente est inférieure à i,3i, puis de nouveau pour des détentes beaucoup plus fortes, et si nous trouvons que le dernier est double du premier, nous pourrons être surs que la détente la plus forte a été assez rapide pour capter tous les ions. Ce moyen de contrôle a été appliqué aux expériences décrites dans le présent Mémoire.
L'appareil producteurdu nuage était du type employé par M. Wilson (.//>. i,p. 808).
Pour rendre la détente suffisamment rapide on avait fait le piston P en verre très léger. On vidait le flacon H jusqu'à ce que la pression y fut seulement un peu supérieure à la pression de la vapeur d'eau, et l'on avait spécialement pris soin que tous les tubes à travers lesquels l'air avait à se précipiter pendant la détente fussent d'un diamètre aussi
grand que possible et sans étranglement; on a trouvé qu'avec I ces précautions la détente était assez rapide pour capter tous le
Fig. I.
P, tube piston dont la base reste toujours dans la couche d'eau recouvrant le f(
tube; Q, obturateur de caoutchouc fermant rextrémilé du tube G, et pouvant être
dément tiré au moyen de la tige K.
positifs. C'est ce que montrent les résultats suivants, pris C( exemples de ceux qu'ont donnés un grand nombre d'expérience»
Ionisation produite par un échantillon de radium A placé à lo*^' dessus du plafond du récipient dans lequel se forme le nuaf^e. — Pri barométrique 768™"; température 19", 5.
Détente.
Nombre de gouttes
du
nuage par cm'.
Temps
rapporté
mis par les gouttes
au
volume du gaz
du nuage
avant
à tomber de i"".
la détente.
6,6 X lo^
3,6 xio*
On voit donc que, si la délente est supérieure à i,33, sa grai