‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 3)Chapitre 128 sur 204 · SUR LA CHARGE ÉLECTRIQUE TRANSPORTEE PAR UN ION GAZEUX · texte numérisé non relu

SUR LA CHARGE ÉLECTRIQUE TRANSPORTEE PAR UN ION GAZEUX

n'Influe pas sur le nombre des noyaux saisis par le nuage. Quand elle est comprise entre i,33 et 1,29 ce nombre diminue, jusqu'à ce que pour une détente de 1,29 il devienne seulement la moitié de celui qui correspond aux détentes supérieures. Il reste alors indépendant de la grandeur de la détente jusqu'à ce que celle-ci tombe à 1,2-; pour les détentes inférieures le nombre des noyaux saisis diminue rapidement avec la grandeur de la détente. Nous en concluons que, si la délente est supérieure à i,33, le nuage saisit aussi bien les ions positifs que les ions négatifs ; si elle est comprise entre i , 33 et 1 . 29, il saisit quelques-uns des ions positifs et tous les ions négatifs; de 1.29 ^ i,2j, il capte tous les ions négatifs et pas un seul ion positif, et au-dessous de 1,2- une partie seulement des ions négatifs.

On a calculé de la manière suivante les nombres de la troisième colonne du Tableau précédent : soient q le volume d'eau condensé par la détente par unité de volume du gaz détendu (calculé par la méthode donnée dans le Mémoire antérieur) (*); /l' le nombre de gouttes par unité de volume du gaz détendu; a le rayon de ces gouttes; on a

<7 = n' |ira3; V désignant la vitesse de chute des gouttes, on a

où a représente le coefficient de viscosité du gaz. Dans le cas de l'air f est égal à 1,8 X io~*; v est alors égal à 121 x 10* x a-, d'où

/i'= — ^ X i33i X lo'^x t' '• 4?:

Le nombre de gouttes par unité de volume du gaz avant la détente <^sl égal au produit de /i' par la détente. On mesurait la vitesse de fhute en déterminant les temps mis par la face supérieure du nuage ^ descendre successivement de 2*^"*. Avec les gouttes que j'utilisais ces ^enips étaient très approximativement égaux l'un à l'autre; avec des Nuages formés de gouttelettes très fines tombant lentement, le temps ^\% à parcourir le second centimètre est souvent beaucoup plus grand <lue pour le premier, à cause de la diminution de grosseur des gouttes par évapora tion.

(') Ce Volame, p. 812.

8t0 J.-J. THOIISON.

Pour faciliter la inesurr' de la vitesse, on avait tendu de soie noire humide rintérienr de l:i chambre à condensation, ne laissant qu^une fente étroite pour observer le nuage. Le fond de la chambre élai! formé d'une plaque de verre, et le brouillard était éclairé par un faisceau lumineux vertical réfléchi par un miroir. Le plafond de la chambre ^ était fait d'une feuille d'aluminium de <»""". 3 d'épaisseur, que pouvaient traverser les rayons du radium. On a emploré deux échaotil- Ions de radium : l'un, désigné par B. était placé à i5*^" au-dessus do : toit de la chambre, l'autre A (plus faible), à lo*^*". Le radium était ré|)andu sur des surfaces de -*"" x 5*^"', et tenu en place par une mince feuille de mica.

f^a partie électrique de l'appareil comprenait un condensateur à anneau de garde, dont la partie supérieure était un disque d'aluminium de même épaisseur que celui qui formait le toit de la chambre à condensatifin, et découpé dans la même feuille; la partie inférieure était un discpie d'aluminium de 2'^'", 47 de rayon dans une pièce d'appareil, de 4""y'>'> dans une autre, entouré d'un anneau de garde égaliMiicnt (m aluminiuui; la distance entre les plaques du condensateur était de i""". Le radium était placé au-dessus de la plaque supérieure et à la méuH! distance que dans les expériences de condensation de brouillards, c'est-à-dire A à lo*""*, et B à lo*""* au-dessus. Le disque inférieur était relié à l'une des paires de quadrants d'un électromèlre de Uolezalek, le fil de communication passant à tiavers un tube métalli(|ue relié au sol. Le radium était entouré de protecteurs en plomb destinés à limiter sa radiation au voisinage du condensateur. Le radium, le condensateur à anneau de garde el un second condensateur j destiné à mesurer la capacité du système étaient placés à l'intérieur d'une boîte à rcvétemenl métallique. La plaque supérieure du conden- ' sateur était maintenue à un potentiel constant; la plaque inférieure, reliée à l'électromètre, était d'abord mise au sol. Quand on isolait la phupie, un courant électrique passait entre les plaques à travers l'air ionisé par le radium; le courant chargeait l'électromètre. et laiguille déviait. Connaissant la déviation produite dans un temps donné, on pouvait calculer la quantité d'électricité reçue par la plaque inférieure pendant ce temps, à la condition de connaître la capacité de l'électromètre et des connexions.

Si l'on appelle // la vitesse moyenne des ions positifs et négatifs dans le champ électri(pie appliqué à l'air entre les plaques, n le nond)re des ions (positifs et négatifs) par centimètre cube dans cet air, c la charge d'un ion, A l'aire de la plaque inférieure, la quantité

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