C. — Résumé et conclusions
Bien qu'incomplets encore, les résultats précédents établissent que, sous l'action de la chaleur, les vapeurs salines de certains métaux subissent une ionisation plus complexe que les gaz soumis à la température ordinaire aux ravons de Rcmtgen. Dans une flamme, la mobilité négative des ions peut être i() fois la mobilité positive et 1200 fois celle des autres gaz et l'influence du radical acide est nulle. Aux températures peu élevées, tous les constituants du sel entrent eu ligne de compte, les mobilités positives et négatives sont égales, du même ordre que dans les gaz issus d'une flamme pure et plus petites que les ions des rayons de Riintgen.
La mobilité d'un ion de vapeur décroit ainsi rapidement avec la température et suivant des lois différentes qu'il reste à préciser pour les ions de signes opposés. Il est probable qu'en descendant jusqu'à la température ordinaire, elle deviendrait comparable à celle des gros ions dus à l'oxydation du phosphore ou produits dans les réactions chimiques où elle ne dépasse pas 3^ de millimètre.
Pour expliquer les lois observées, il est utile de remarquer qu'un abaissement de température peut agir pour deux raisons : il diminue la vitesse d'agitation thermique et le chemin moyen d'un ion auxquels est proportionnelle la mobilité; en outre, s'il est suffisant, il provoque la condensation à l'état liquide ou solide des molécules de vapeur non ionisées; celles-ci s'accumuleront comme des poussières autour des centres chargés dont elles accroîtront la masse et l'inertie d'autant plus que la concentration du courant gazeux sera plus élevée. Ainsi, à basse température, les ions seront de véritables poussières char- S. P. 35