‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 3)Chapitre 16 sur 204 · G. MOREAV. — DE L* IONISATION THERMIQUE DES VAPEURS SALINES · texte numérisé non relu

G. MOREAV. — DE L* IONISATION THERMIQUE DES VAPEURS SALINES

gées qui se partageront les molécules non ionisées et qui grossiront des molécules neutres dues à la recombinaison; d'où les lois des mobilités. Remarquons en plus que le courantd'air qui traverse une solution se charge faiblement de sel ; on peut le considérer comme une solution très diluée susceptible d'une dissociation électrolytique dans un tube au rouge, suivant la loi d'Ostwald relative aux acides et bases faibles et, par suite, la densité des centres chargés sera proportionnelle à la racine carrée de la concentration, avec une constante de dissociation particulière à chaque sel.

Dans une flamme, à la dissociation électrolytique, s'ajoute l'ionisation cathodique beaucoup plus intense et que met en évidence le phénomène de la conductibilité unipolaire. On observe, en effet, que le courant qui passe entre deux électrodes, une pointe et une lame, est plus considérable si la lame est cathode. J'ai montré que, dans ce cas, un rayonnement corpusculaire y ayant pour origine les atomes du métal du sel, se produit au contact de la vapeur et de la cathode, et qu'il ionise le sel. J'ai pu ainsi expliquer le phénomène de conduction des flammes et le rapprocher de l'effet photo-électrique de Hertz Cvoir Annales de Chimie et de Physique, t. XXX, 1908, p. i).

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