PREMIÈRE PARTIE
IMPORTANCE RELATIVE DES TROIS CAUSES DE DIHINUTION DE LA CONDUCTlBILITÉr DIFFUSION, RECOHBINAISON ET RÉPULSION MUTUELLE.
L'auteur rappelle le principe de la méthode qu'il a appliquée dans le Mémoire précédent aux ions des gaz rontgenisés, et étendue dans celui-ci à trois autres modes d'ionisation.
Cl ,
Le rapport ^ = — j défini par la formule (11) du Mémoire précédent, est
égal au rapport des nombres d'ions qui peuvent sortir de tubes de longueurs respectives /i et /s, ayant pour rayon a, la vitesse moyenne du gaz étant V, si la diffusion est la seule cause de diminution de la conductibilité.
Ce rapport est indépendant de la valeur absolue du nombre des ions : il n'en est pas de même de la perte par recombinaison ou par répulsion mutuelle, causes d'erreur poportionnelles toutes les deux au carré du nombre des ions, donc d'autant plus faibles que l'ionisation est moins intense.
Ces deux corrections ont aussi une importance relative d'autant plus faible que les tubes ont un plus petit diamètre, ainsi qu'on le voit facilement.
i*^ Parmi les trois nouveaux cas d'ionisation étudiés, le premier seul (substance radioactive) produit des ions des deux signes : la recombinaison n'intervient donc que pour celui-là. Dans les expériences effectuées avec les rayons
de Rôntgen, on avait pris a = o",i5 et ~ = o',i. Dans le nouvel appareil, les
tubes sont plus petits : a est 3 fois plus petit et -^ 9 fois plus petit, de sorte
que —^ conserve la même valeur, mais que le nombre des ions recombinés est aussi 9 fois plus petit. L'ionisation était d'ailleurs plus faible; pour ces
deux raisons, la correction due à la recombinaison était réduite à moins
de j-Jô (^" ^'^" ^^ TW ^ans les expériences avec les gatt rôntgénisés).
2° La répulsion mutuelle intervient dans les deux autres modes d'ionisation où le gaz contient des ions d'un seul signe.
On peut calculer une limite supérieure de la correction correspondante à Taide d'une formule indiquée par Tauteur entre la densité électrique initiale p^ (supposée uniforme), la densité p au bout du temps t et la vitesse u d'un ion dans un champ égal à l'unité électrostatique. Cette formule donne pour la
proportion ^ — ° des ions perdus» quand la perte est faible, ,\TZjQUt. Dans
P les conditions des expérienceSi où p©/ ne dépasse pas iq-*, celte correction
n'atteint pas 7^.