SUR UNE SURFACE MÉTALLIQUE
L'appareil décrit dans la deuxième Partie peut servir, avec de légères modifications, pour les ions produits par des méthodes variées. Pour amener dans le courant d'air qui circule dans le tube A les ions produits par la lumière ultra-violette, on a effectué les changements représentés {/ig» 4)- Les fenêtres W, et W2 étaient pratiquées dans le tube long, et deux tubes courts S, et S2 de même diamètre étaient
soudés perpendiculairement au premier, dans le prolongement Tun de l'autre, chacun d'eux entourant une des fenêtres. Une lame de quartz, Q, était fixée hermétiquement, au moyen de cire à cacheter, à Texlrémité de S| ; un morceau de toile métallique, ayant la même courbure que la paroi de A, remplissait complètement la fenêtre W|. Une lame de zinc Z, ayant même forme et mêmes dimensions que le morceau de laiton détaché en pratiquant rouvcrturc W.j, était fixée à une tige
Fig. 4.
de laiton R traversant le disque d'ébonite D. Le disque fermait exactement le tube Sa et l'on rendait le joint hermétique. Le zinc ne touchant pas le tube A, on pouvait lui donner un potentiel quelconque. Quand des rayons ultra- violets traversant le quartz et la toile métallique arrivent sur le zinc, des ions négatifs sont produits à la surface du métal. Quelques-uns peuvent être entraînés par un courant d'air circulant dans le tube A, en abaissant le potentiel du zinc au-dessous de celui de A. Dans ce but, une petite batterie isolée H avait son pôle positif relié à A et son pôle négatif relié à R.
La source de rayons ultra-violets employée était une étincelle jaillissant entre deux fils d'aluminium. L'appareil destiné à produire cette étincelle était renfermé à l'intérieur d'une boîte couverte de plomb présentant une petite ouverture en Pqui permettait aux rayons provenant? de l'étincelle de tomber sur la plaque de quartz Q. L'un des pôles du secondaire d'une bobine de Ruhmkorff était relié à Tar-
LA DIFFUSION DES IONS PRODUITS DANS l'aIR. 961
mature externe d'une bouteille de Leyde, et l'autre pôle à Tarmature interne. La bouteille était chargée par la bobine et se déchargeait par le micromètre à étincelles, formé par les deux fils d'aluminium. L'air se chargeant positivement au voisinage de l'étincelle, il a été nécessaire d'empaqueter le tube S| avec de la laine, afin d'empêcher l'air électrisé d'arriver dans le voisinage de la tige F et du fil qui la relie à l'électromètre. Quand on a pris cette précaution, on constate que le fonctionnement de la bobine, prolongé pendant plusieurs minutes, ne produit aucune déviation de l'électromètre.
Marche des expériences avec la lumière ultra-violette.
La petite batterie H d'éléments Clark était isolée et ses deux pôles reliés à R et A, de façon à donner à R un potentiel inférieur d'environ 6 volts à celui de A. Le tube A était relié au pôle négatif d'une batterie de 4^ accumulateurs, dont l'autre pôle était au sol. Les tubes B et les connexions de l'électromètre étaient disposés de la même façon que pour les expériences effectuées avec la substance radioactive. On faisait les observations d'une façon un peu différente.
On isolait la paire de quadrants reliée à F et l'on faisait passer le courant d'air dans l'appareil. Il fallait environ i5 secondes pour que le courant d'air devienne constant; on mettait alors la bobine en marche pendant un temps déterminé (20 secondes généralement). On peut lire la déviation de l'électromètre quand l'image de la fente devient fixe, ce qui est un avantage de cette méthode. Quand la bobine ne fonctionnait pas, la lecture à l'électromètre ne variait pas de plus de o**'^, 5 par minute et n'était pas modifiée quand le courant d'air circulait dans l'appareil.
Les déviations /î2 (obtenues d'une façon analogue quand l'air ionisé circule dans les tubes courts T2) étaient à peu près le double des déviations /i|, de sorte qu'on faisait deux fois les observations de /ii afin d'avoir des lectures couvrant la même partie de l'échelle.
Les déviations obtenues quand la tige R était reliée directement à A étaient d'environ ~ de la déviation obtenue quand la plaque de zinc avait un potentiel inférieur de 6 volts à celui de A.
En chargeant ensuite A au potentiel de -I-80 volts et en donnant à la lame de zinc un potentiel supérieur à celui de A, la bobine marchant pendant 2 minutes ne produisait aucune déviation.
Les Tableaux suivants donnent les déviations obtenues avec différentes vitesses V à l'intérieur des tubes T; /i| et /i2 sont les dévîas. p. 61
J.-S. TOWNSEXO.
'iifO^ 3;èr aûwxhit. el les coefficienls de diflusion K sont obtenus i ufie le la «rooiiie de la figure 3. L'air était à la pression atmosphé- -Tinie H. L-» tf^mpérature n'a varié que de 16® à 18° pendant les *^o#;cr*ai!e?f. *ut ^ywte que les vitesses de diffusion peuvent être regardées numit* !«icr*^?p«/fuiiiKt à une température de 1 7® C. :
♦il. £
Air humide.
Là ieii2=4tif •rîoiu:?alîon dépend beaucoup de l'état de la surface du ^xnc. lui •kilt être polie de temps en temps pour que l'ionisation ne -*«»ii 3^!!- onp taible. Cesi dans la troisième expérience effectuée avec *ur -^et- fu'tia a oblena la plus grande densité d'électrisation. La turr^ -nt>Yeiiiie C da passage d'une portion quelconque du gaz dans îe^ *ufat?ïï' Ti e>t «y, 0106. Le volume total du gaz circulant dans l'aprjsu-tfU *tiiÊÀt «le 4jf>o"^ par minute.
tu c>laioiuiiiiit réiectromètre, on a trouvé que chaque division de "V^aeile corre^poacfcût à une charge de o,oo44 unité électrostatique. l.a> 4etfc4te électrique moyenne p était donc 8,5 x io~* unité élec- (rt>>4aiique par cealimètre cube. On a vu dans la première Partie que f »i>Kiuit î ^ ^ doit être inférieur à io~** pour que la perte d'ions nu t A-Mr répulsion mutuelle soit inférieure à j^ de la perte due à la .iiiiiiMou >er^ les parois. Dans le cas présent, le produit p x / est égal 1 •». I \ îo"^. Je >orte qu*iln\ a lieu de faire aucune correction pour lu iK'Ke ûue à la répulsion mutuelle des ions.