‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 3)Chapitre 175 sur 204 · LA FORMATION DES RAYONS CATHODIQUKS · texte numérisé non relu

LA FORMATION DES RAYONS CATHODIQUKS

choc des particules gazeuses contre un obstacle. Cette vérification laisse subsister peu de doutes sur l'existence de Tafflux cathodique.

Supposons maintenant que la partie centrale de la cathode soit formée par une toile métallique ou même simplement percée d'une ouverture {fig- 6), et que la région située en arrière soit entourée

Fi g. 6.

Formation des rayons de Goldstein aux dépens de V afflux cathodique arrivant sur une cathode en toile métallique. — Le faisceau vient frapper le verre en b. Si, au moyen d'une électrode E chargée positivement, on imprime une déviation à l'afflux cathodique, le faisceau de rayons subit une déviation correspondante et vient frapper le verre en b'.

|>ar un tube métallique qui la protège contre toute action électrique. Si l'afflux cathodique existe réellement, il doit évidemment traverser la toile en vertu de sa vitesse, et manifester sa présence au delà, en tflevant la température d'un obstacle par exemple. C'est précisément ce qui arrive : un faisceau, assez semblable d'aspect à celui des rayons cathodiques, mais de teinte différente, part de la toile métallique et \a frapper le verre en b. En ce point, la température s'élève et une lumière jaune apparaît, qui n'est autre que celle du sodium. Une lame de verre mince placée sur le trajet ab peut être rapidement fondue et percée.

Si l'on dévie l'afflux au moyen d'une électrode E chargée par exemple positivement, le faisceau prend la position a' b' ^ prolongement exact de la direction nouvelle de l'afflux.

Ces rayons ab ou a' b' ne sont autre chose que les Kanalslrahlen découverts par M. Goldslein. Leur existence se présente ainsi comme une conséquence nécessaire de l'émission cathodique par une cathode perforée et leur formation est en même temps expliquée.

lOaO p. VILLARD.

Page 1