LA FORMATION DES RATONS CATHODIQUES
forme, le tube fait ca^e de Faraday, et la propagation est rectiij;ne ( * j.
Kig. «.
Explication de la courbure des génératrices du cône cathodique. — Un rayon parlant de A est plus fortement repoussé par la partie AM que par la partie AN de la rathode; il se recourbe donc du côté de AN.
L^actioii réciproque de deux faisceaux est nulle ou au moins tout à fait inappréciable ainsi; dans Tappareil de la figure 4 (^'« ^^I) les deux faisceaux concourants se croisent sans s'influencer.
dette proposition se vérifie sans difficulté si Ton a soin d'éviter
rw
\ \ YiTo//e
'action que peut exercer sur les rayons le voisinage d'un objet élecïrisé, en particulier d'une cathode ifig, 9).
IV. — Réflezion et réfraction apparentes des rayons cathodiques.
Quand un faisceau cathodique rencontre une lame isolante ou conluctrice non reliée à l'anode, un faisceau secondaire (avec espace obscur) se forme sur la région frappée et sur celle-là seulement, [uelle que soit la position qu'elle occupe sur la lame. Cette émission louvelle est toujours normale à la lame; en dirigeant, par exemple,
(' ) En dehors de l'espace obscur le champ est presque nul.
io»2 r TnxAm».
OD i^-i^r^Jtu ïkrzfr ^UT on plaleia conca^f on oblient des rajons con-
>î :-ii r^ÛiC^dé: p»riDcîf4kl^ ê-^ in-w rapprochée de robsUcIe, les rajons i^r* "tidëirf^ ?»>iit -ieiiés ç:**r le champ électrique de la calhode. ce qui a**>ntre qa ils s->nt bien ele^trîsês fi^. i«> .
Ce phénomène peut être électriquement précisé au moyen d'une ampoule à trois électrode^, calhode. anode, lame réfléchissante ; entre l'anode et la lame on établit. a\ec des accumulateurs, une différence de potentiel connue, réglable à volonté. On constate alors que le point de la lame frappé par le faisceau principal, et celui-là seul, émet des ravons cathodiques, d'autant plus facilement d'ailleurs que la faisceau incident est plus intense. L ne différence de potentiel de 120 volts peut ainsi suflire dans une ampoule où 5ooo \olts au moins seraient nécessaires sans le secour* des ravons excitateurs.
A\ec un obstacle formé d'une lame très mince d'aluminium ou de nia^^nésium. on obser\e un faisceau diffus émis normalement à cette lame par sa face postérieure.
Y. — Nature de la matière radiante.
Lne première indication nous est fournie par l'observation des taches brunes ou violacées, qui se produisent sur le verre longtemps frappé par les rayons cathodiques, et beaucoup plus rapidement sur le rristal. Crookes a reconnu que ces taches ne sont pas dues à un dépôt âr particules arrachées aux électrodes. En pareil cas, elles seraient • 1 ailleurs soluhies dans les dissoKants du métal de Télectrode. ne se |»rr>riuiraiçnt pa-i thu'i les tuhes sans électrodes, et le cristal ne hruninnl pas plus tacilement que le verre.