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DE DEUX FAISCEAUX CATHODIQUES PARALLÈLES

Par E. WIEDEMANN et H. ÉBERT.

Tradvit d% Falleouad par P. MA8800US1.

Annalen der Phytik und C hernie, t. XLVI, 1891, p. ).

Dans un récent Mémoire publié dans les Comptes rendus de la Société physico-médicale d*Erlangen nous nous sommes occupés d'une série de propriétés des rayons cathodiques (passage à travers des feuilles métalliques minces, réflexion difluse, dispersion) et avons étudié leurs caractères surtout au point de vue d'une théorie générale des phénomènes de décharge dans les gaz. En particulier nous avons été conduits à examiner de plus près Fexpérience faite par Crookes et dont il a déduit que « deux faisceaux cathodiques parallèles et de même sens se repoussent mutuellement ».

Crookes se servait d'un tube portant à l'une de ses extrémités deux lames a et b (Jig. i ) légèrement inclinées sur l'axe; à Taulre extrc-

Fig. I.

mité se trouvait une anode et devant ael b était dispose un écran de mica avec deux ouvertures d el e; derrière cet écran et parallèlement 41 l'axe du tube se trouvait une autre lame de mica, recouverte d'une substance phosphorescente, sur laquelle se dessinaient nettement les faisceaux cathodiques émanés de d ou e. En employant seulement l'un des plateaux a ou b comme cathode (*) on obtient un faisceau de

(') Nous avons utilisé comme source d'clectricitc une grande machine à influence à ■?.() paires de plateaux, avec laquelle les plicnomènes observés présentent une fixité r-xiiuordiiiaire el dont je suis redevable à la Elisabeth Thomson Science-Fond M Iu(iuellc j'adresse ici, à celte occasion, mes meilleurs remerclments.

Stn LA PRÉTENDUE RÉPULSION DE DEUX RAYONà CATHODIQUES. Io57

rayons cathodiques qui coupe Taxe du tube à peu près à l'exlDémité de récran. Si les deux plateaux sont reliés simultanément au pôle négatif de la source d'électricité les deux faisceaux s'écartent l'un de l'aulre : ils sont encore rectiligncs, comme précédemment, mais se propagent parallèlement à l'axe du Uibe. Tout paraît se passer comme si les deux faisceaux se repoussaient, (|uoiqu'il soit bien étrange qu'on n'observe aucune courbure de ces faisceaux.

jNous avons modifié cet appareil en ajoutant au-dessus de l'ouverture d un petit écran de mica pouvant tournerautour d'une charnière de façon à fermer l'ouverture <^ ou à la laisser libre suivant Tinclinaison qu'on donne au tube en l'agitant convenablement. En ouvrant d on utilise le faisceau cathodique émis par a et l'on peut maintenant décider si la déviation observée est due au faisceau lui-même ou à sa source dans un changement des conditions à la cathode. L'expérience montre que c'est cette dernière supposition qui est la vraie.

Si l'on prend d'abord b seulement, puis b el a comme cathodes, la déviation du faisceau passant par e se produit exactement de la même façon que d soit ouvert ou fermé ( ' ).

La déviation observée n'est donc pas due à ce que les faisceaux passant par ^/ et e se repoussent mutuellement, mais à ce que l'émission des rayons par une cathode se fait de façon différente suivant que cette cathode fonctionne seule ou suivant qu'une autre cathode fonctionne simultanément dans le voisinage.

Ceci s'accorde avec l'idée déjà exposée ailleurs, d'après laquelle la formation des rayons cathodiques est précédée de mouvements à la cathode. Le phénomène actuel se rattache donc étroitement aux recherches de Goldstein sur les phénomènes de déviation.

(') Les rdyons calhoJiqucs passant à travers les oiivorlnrcs de récraii produisent •«tu* la paroi de verre en face de la calhodo deux taclicà circulaires vertes qui se déforment aussi dans les deux cas quand on prend pour cittiodes d'abordé, puis b et a.

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