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PRODUITS DANS LES GAZ

PAR LAGTION DES RAYONS DE RONTGEK, DES RAYONS DRAXItlBS, DE LA LUMIÈRE ULTRA VIOLEHE ET DAUTRES AGENTS,

Par C.-T.-R. WILSON.

Traduit de l'anglais par P. LUGOL.

Philos. Trans. of the Hoyal Society of Londorif t. CXCII, A, 1899, P* 5®^ * ^^^•

1. J'ai montré dans une Cominiinîcation antérieure (• ) que, si Ton détend adiabatiquement de Fair débarrassé de poussières et saturé de vapeur d'eau, il se produit une condensation quand le maximum de sursaturation résultant de la détente dépasse une certaine limite.

On peut utiliser le rapport — du volume final au volume initial

comme mesure de la détente. 11 nV a condensation que si ce rapport dépasse i,25: les *;outtes sont relativement peu nombreuses s'il ne dépasse pas une seconde limite i , 38 ; au delà de cette valeur, l'accroissement du nombre des gouttes quand on augmente la détente esl extrêmement rapide, et des brouillards très denses se produisent pour des détentes qui ne la dépassent que très peu.

J'ai émis l'opinion que, si l'on atteint le degré de sursaturation (8 environ) {^) correspondant à cette seconde limite, la vapeur se condense indépendamment de la présence de noyaux autres que ses pr<ipn»s molécules ou celles du gaz auquel elle est mélangée.

La condensation en pluie* qui se produit dans l'air lorsque -^ esl

compris entre i,3j et i,38 a été considérée comme indiquant la présencr d(» noyaux d'une autre espèce que les molécules de gaz ou de \apcnr.

(M Philos. Trans.. A, Vol. CLXWIX, 1K9;, p. aG5.

( -) llapporl do ia densité de la vapeur rcelleinent existante à la densité de la vapeur saturante dans les uicmes conditions.

8UB LES NOYAL'X DE CONDENSATION PRODUITS DANS LES GAZ. lO""

J'ai reconnu ensuite qu'en exposant le gaz à des rîijons de Ronlj^en

même faihles. on obtenait des brouillards relativement épais si —

dépassait 1,^5 (la sursaturation étant approxiinati\enienl 4)* ♦^^ P^^ lie condensation avec des détentes plus faibles. Donc, l'exposition du ^az aux rayons Kontgen détermine la production de noyaux qui t'xifjent un certain dej^ré de sursaturation pour cpie la \apeur d'eau puisse se condenser sur eux. Plus tard (*), j'ai lrou\é que des noyaux exigeant exactement la même détente minimum pour être captés, sont produits dans Fair par Faction des rayons de Furanium. Dans le Mémoire qui vient (Fètre rappelé, je concluais que les noyaux produits par les rayons X et les rayons uraniques sont identiques entre eux, et aussi à ceux (pii existent toujours en petit nombre

<lans Fair liumide et déterminent la condensation en pluie lorsque —

est compris entre 1,2.5 et i^M, J'y suggérais aussi que ces noyaux doivent être identifiés avec les « ions » à la présence desquels est due la conductibilité des gaz exposés aux rayons X ou aux rayons uraniques.

Le principal objet des expériences décrites ci-dessous était d'étudier, en comparant leur efficacité comme noyaux de condensation, les agents du transport de l'électricité dans les gaz lorscjue ceux-ci sont rendus, par (pielqu'une des métbodes connues, capables de se laisser traverser par Félectricité. \u cours du tra\ail, on a rencontré inopinément d'autres espèces de noyaux, (pii ne semblent pas être associés à un pouvoir conducteur du gaz (JJ 10).

Je dois expliquer ici le sens qu'il faut attacher à (pielques expressions fréquemment employées dans ce Mémoire pour é\iter des périphrases. La « détente nécessaire pour capter les ions » signifie la détente nécessaire pour déterminer la condensation de Feau sur ces noyaux. Les termes a plus gros » et a plus petits » sont souvent utilisés pour désigner des noyaux au lieu de u exigeant un moindre degré de sursaturation » ou « exigeant un plus liant degré de sursaturation pour que Feau puisse se condenser sur eux ». On dit souvent que les noyaux <( croissent» lorsqu'ils de\iennent plus gros dans le sens qui vient d'être défini.

Il est probable que les termes « plus gros » et a plus petits » peuvent être pris au pied de la lettre, sans erreur; car on peut supposer que ces noyaux sont de très petites gouttes d'eau cjui peuvent

(*) Froc. Camb, Phil. Soc, Vol. 1\, 1^97, p. 333: voir aussi ce Voluinc.

|>er*i*ltT en d.'-pit >lf leur [(elitesse parce (|ue IVffet de |f or ri-arluif. t|ui *^l il él<*4cr lu pression d't'qiiilibre de la vapeur, i-sl Ci.nlif- Ikalani'r par un elfet opposé résiiltanl. soit d'une charj;e él"^tri<(ur Je la goiiUt*. -ioit lie Ih prt'scnce d'une substance qu'elle aurait di-^wlf. l ne au^inenlulj<in de la rliurj^e éleclrique iiu une au^iDenLali->D dtii ipianlili- di> -iubMiinre dissoute, qui loutes deus accroitrtienl l'oflii-:(cilê lie la jîouUe ronime noyau de condensation, auraient ésaleiueni (Hnir n'-<ultal un aceroissenienl immédiat de la grossenr du n-uaii iiéce— ^ir«' pitwr l'équilibre.

â. AppureU à détente (Jig. ■). — A est la cliambre à ron<len-.<lJ»n dans bquello toutes le> gouttes dont la détente peut amener la f.imu-

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