‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 3)Chapitre 198 sur 204 · HOTE AJOUTÉE LE 25 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

HOTE AJOUTÉE LE 25 SEPTEMBRE

Pour que les résultats précédents puissent s'appliquer aux phénomènes de l'électricité atmosphérique, il est nécessaire de supposer que la condensation se produit fréquemment dans des régions où la vapeur d'eau est sursaturante. Les faits expérimentaux manquent pour ou contre l'existence d'une telle sursaturation qui peut se produire seulement dans les régions élevées. Von Bezold et d'autres admettent la sursaturation pendant les orages. {Sitzungsberichte rf. AkatL d, IVissenschaft, zu Berlin, 1892.)

Dans les couches inférieures de l'atmosphère, toujours chargées de poussières, on ne peut admettre aucune sursaturation. Mais, quand il existe un courant d'air ascendant, les particules de poussière peuvent être retenues dans les couches inférieures de nuages, chacune d'elles se chargeant d'eau par condensation et cessant de s'élever dès qu'une grosseur critique est atteinte qui dépend de la vitesse d'ascension du courant d'air. La sursaturation peut ainsi se produire dans l'air qui a laissé au-dessous de lui ses particules de poussière, et si le courant ascendant atteint une hauteur suffisante, une seconde condensation pourra se produire sur les ions à un niveau plus élevé que celui des premiers nuages, ainsi que je l'ai indiqué dans un Mémoire antérieur {P/iit. Trans,, A, Vol. 189, 1897, p. 286); les conditions sont alors telles que les résultats du présent travail deviennent applicables.

Les gouttes ainsi formées pourront être trop grosses pour que le courant d'air ascendant continue à les supporter, et leur chute s'accélérera pendant leur passage à travers les couches inférieures sursaturées, ou bien elles pourront continuer à être supportées par le courant ascendant et formeront une couche supérieure de nuages. Ceci dépend de la vitesse verticale de l'air, du nombre des ions et d'autres conditions encore. De toute manière, les gouttes ainsi formées doivent être chargées négativement et laisser au-dessus d'elles des couches d'air positives.

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